Sous le même chapeau – Suite

Pour Rappel : La décision d’Emmanuel Macron de propulser Amélie de Montchalin à la tête de la Cour des comptes déclenche une tempête politique sans précédent, suscitant des débats enflammés à travers le paysage politique français.
Cette nomination, présentée comme un coup de génie par certains, est dénoncée avec ferveur par les opposants, qui n’hésitent pas à parler d’une menace évidente de conflit d’intérêts.

De Montchalin à Montchalin…
L’analyse de RBLAPLUME

Faut-il s’étonner ?

Monsieur Macron, chef de l’État, a un sens particulier de ses prérogatives.
Tout son parcours, depuis ses fonctions de Secrétaire général adjoint de l’Élysée, en 2012, lors du mandat de président de la République, M. Hollande, jusqu’à aujourd’hui nous indique la trame historique et philosophique qui l’habite. Il est parfaitement cohérent dans ses prises ses positions ou décisions politiques.
Néanmoins, il se doit d’appliquer la Constitution.

Constitution de la Vᵉ République du 4 octobre 1958
L’un des articles énoncé :

ARTICLE PREMIER

« La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances. Son organisation est décentralisée…. »

Les termes démocratiques et sociales ont une acceptation singulière pour le chef de l’État.
Mais le cheminement intellectuel et politique a été clairement tracé.

Souvenons-nous de sa déclaration, le 8 juillet 2015, dans le journal hebdomadaire Le 1, en tant que ministre de l’Économie :

« La démocratie comporte toujours une forme d’incomplétude, car elle ne se suffit pas à elle-même  »
« Il y a dans le processus démocratique et dans son fonctionnement un absent. Dans la politique française, cet absent est la figure du roi, dont le peuple français n’a pas voulu la mort »…

Ainsi ce monarque républicain, oxymore, a agit toujours de cette manière, lors de la crise des gilets jaunes, de la Covid, l’Ukraine, les élections législatives, la nomination des premiers Ministres, du Président du Conseil constitutionnel, comme un personnage politique autoritaire et disruptif faisant fi des Institutions politiques et sociales ! Le fait du Prince est sa marque de fonctionnement politique ! Cette notion, héritée de l’époque où la volonté royale s’exerçait sans entrave, est pleinement en phase avec ses propos de juillet 2015.

Je crois que nous aurons d’ici là fin de son mandat d’autres surprises, particulièrement pour ceux qui demeurent naïfs.


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