Viré, condamné…

… ou… peut-être juste « un peu »,
éventuellement pour la galerie !

Le Conseil d’Etat a engagé mardi 27 janvier 2026 une procédure disciplinaire contre son conseiller Arno Klarsfeld, après son appel samedi 24 janvier 2026 au lancement de « rafles » en France.

Cette commission est composée du bureau du Conseil d’État – à l’exception du président du contentieux et du vice-président –, de conseillers d’État élus et de trois personnalités qualifiées choisies par le Sénat, l’Assemblée nationale et le président de la République.

« Regardez ce que fait Trump aux États-Unis »

Arno Klarsfeld encourt une sanction qui peut aller de l’avertissement jusqu’à la radiation, en passant par le blâme et la suspension temporaire du Conseil d’État où il siège depuis 2010.

L’ancien avocat participait samedi soir à un débat sur la chaîne propriété du milliardaire ultraconservateur Vincent Bolloré, durant lequel était évoqué le viol d’une femme de 90 ans à Nice, pour lequel un Tunisien en situation irrégulière a été arrêté.

« C’est compliqué de se débarrasser de tous les asociaux qui sont OQTF », avait-il fait valoir « Regardez ce que fait Trump aux États-Unis, il le fait, c’est-à-dire, il a décidé une politique, une politique dure d’envoyer des forces qui sont dures aussi et qui commettent parfois des erreurs », a-t-il poursuivi.

Ses propos ont suscité l’indignation dans la classe politique : « La loi du 24 juillet 1881 permettra de condamner sa provocation à la discrimination, la haine et la violence, mais aussi l’apologie du crime », a estimé le patron du Parti socialiste Olivier Faure, prévenant qu’il allait saisir la procureure de la République, comme l’avaient déjà indiqué des députés de La France insoumise, dont Thomas Portes.

Ce dernier a annoncé qu’il effectuait également une démarche auprès de l’Arcom, le régulateur des médias.

Face aux critiques, Arno Klarsfeld a tenté dimanche de se défendre sur X : « Sur le mot “rafle”, il suffit de se rapporter au dictionnaire et ce n’est pas la même chose d’arrêter des étrangers qui ont commis des crimes et de les renvoyer éventuellement chez eux que de s’emparer d’enfants juifs et de les envoyer à Auschwitz où ils seront gazés. »

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