… vont nous tomber dessus en 2026 ?
- Réchauffement climatique ?
- Poursuite de la guerre en Ukraine ?
- Bombardements à Gaza ?
- Hégémonie de la Chine sur l’économie mondiale ?
Dresser la liste des catastrophes à venir est déjà un acte politique, et on observe que, selon la sensibilité de chacun, elles ne sont pas classées dans le même ordre.
À droite, on mettra en tête l’immigration, l’islamisation, l’insécurité, le trafic de drogue.
À gauche, le chômage, la baisse du pouvoir d’achat, la précarité, la crise du logement, le délitement du système de santé et Gaza.
Prenons le cas du général Pierre de Villiers, qui sort un livre : Pour le succès des armes de la France.
Selon lui, les priorités sont le réarmement de la France et la lutte contre le déclin de la civilisation européenne. Dans une interview au Figaro, il déclare : « Le propos de Trump sur l’effacement civilisationnel renvoie au discours de Harvard de Soljenitsyne : ce dernier dénonçait déjà en 1978 une décadence de l’Occident par déclin du courage. Nous n’assumons plus nos racines ni notre histoire. »
Que voilà un ancien chef d’état-major des armées qui semble croire que ce conflit va se résoudre prochainement et pas plus inquiet que cela de la stratégie de Poutine dont on sait aujourd’hui qu’elle vise à reprendre les anciennes républiques soviétiques perdues après la chute du mur de Berlin : étonnant, non ?
On a parfois l’impression qu’au sein de l’armée française certains officiers supérieurs font preuve d’une indulgence, pour ne pas dire d’une complaisance, à l’égard de Poutine. Comme si son régime autoritaire et militariste les fascinait. Ordre, discipline et patrie, des valeurs qui semblent communes à tous les militaires du monde et qui rapprocheraient en silence certains hauts gradés français de certains hauts gradés russes.
Ordre, discipline et patrie
Il faut relire l’histoire du général Bazaine.
Lors de la guerre avec la Prusse, en 1870, il noue des contacts avec l’ennemi dans le but de s’allier avec lui pour mater les républicains. Il dépose prématurément les armes, alors qu’ailleurs les autres corps d’armée continuent de se battre contre les Prussiens. Gambetta l’accuse de trahir son pays, et, en 1873, il passe devant le conseil de guerre, qui le condamne à mort pour haute trahison.
Gracié par le maréchal-président Mac-Mahon, un collègue, sa peine est commuée en vingt années de prison. Soixante-douze ans après, un autre prestigieux militaire, le maréchal Pétain, était à son tour condamné à mort pour trahison et gracié par un autre militaire…, le général de Gaulle.
Aujourd’hui se pose la même question : qu’est-ce que défend un soldat ? Ses valeurs personnelles ou la démocratie ? Si un conflit direct devait avoir lieu entre la France et la Russie, on peut craindre que cette question se pose à nouveau pour certains militaires français.
Extrait d’un édito de Riss. Charlie Hebdo. 31/12/2025
L’avis de B.H.
Il faut arrêter de donner le flanc à cette propagande guerrière, le discours du général de Villiers est tout à fait conforme à celui d’Hitler qui voyait dans la guerre la régénération de la race allemande.
L’alliance occidentale USA Europe a probablement vécu, encore que rien ne prouve que le trumpisme survive au second mandat de Trump.
Notre époque est en train de virer de la démocratie représentative à la démocratie autoritaire, l’extrême droite progresse de partout, et elle propose une autre voie que l’alliance avec les USA : un rapprochement avec la Russie, qui sécuriserait la Russie face à la Chine (qui lorgne la Sibérie) et l’Europe face à ses besoins de matières premières.
Quel avenir ?
Nos énarques tous inféodés à la finance du $ voient cette évolution d’un mauvais œil, mais peut-être sont-ils, par leur arrogance, en train de rappeler Robespierre.