Face « à l’Elysée »…

… continuer à jacter, vous invectiver, moi, je décide, moi !

C’est à l’Elysée, le 10 octobre 2025, que le « socle commun » s’est brisé en plusieurs morceaux.

Conviés à une réunion de crise au Château par Emmanuel Macron, les patrons de partis ont exprimé leurs frustrations.
Bruno Retailleau a déclaré que les Républicains quittaient le bateau : « Il n’est plus question de socle, car il y a eu un problème de confiance. Sébastien Lecornu m’a menti. On ne pourra pas accepter de suspension de la réforme des retraites. »
Laurent Wauquiez a répondu : « Nos députés ne veulent aucune ligne rouge. Ils veulent participer à une plateforme commune. »
Edouard Philippe a ajouté : « Nous, chez Horizons, n’avons jamais de lignes rouges, mais nous ne tolérerons pas un gouvernement qui suspendrait la réforme des retraites ou qui dépasserait les 5 % de déficit. »
Fabien Roussel a ironisé : « Pour quelqu’un sans lignes rouges, tu en as beaucoup ! ».
Philippe a mal pris la remarque et a rétorqué : « Non, mes lignes rouges, je ne les dis pas publiquement. » Juste devant une vingtaine de dirigeants de parti.

Delattre et la manière

Elle aussi invitée à l’Elysée, Nathalie Delattre, la présidente du Parti radical, ex-ministre de Barnier et de Bayrou, répond très sérieusement à Macron : « Je ne crains pas une dissolution, car je n’ai qu’un seul député. » En l’occurrence, un certain Bastien Marchive, qui siège au groupe Renaissance.

Un démenti… radical, à défaut d’être cinglant.

Président de l’UDI et du groupe centriste au Sénat, Hervé Marseille a critiqué Lecornu. « Ce qui a rompu le consensus cette semaine, a-t-il déclaré, ce n’est pas un problème de politique, c’est un problème de méthode. Lecornu nous a invités à des déjeuners hebdomadaires, mais je ne sais toujours pas ce qu’il y a dans le budget. Il a mentionné des réunions secrètes avec le PS, sans révéler ce qui a été discuté. »

C’est pas joli, joli, ces cachotteries entre camarades !

Quelques minutes après la réunion, Emmanuel Macron a appelé les présidents des cinq partis du « socle commun ». Ils lui ont tous conseillé de ne pas garder Lecornu.
Pourtant, Macron l’a renommé le soir même. « Ces consultations téléphoniques, dit-il, n’ont fait que retarder l’annonce de deux heures et manquer les journaux de 20 heures pour la faire à 22 heures. »


D’après diverses infos et synthèse


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