Suite d’article…

Sur les « aides aux entreprises »…

«  Commission d’enquête sur l’utilisation des aides publiques aux grandes entreprises et à tous leurs sous-traitants ».
Audition, sous serment de ces personnes, devant la Commission.
Les Sénateurs ont fait le «  boulot » avec pugnacité et sérieux. Les vidéos, dans d’autres domaines, sont là pour en témoigner. Quant aux personnalités interrogées venant de tous les champs concernés, leurs gestuelles exprimaient leurs embarras. Parfois leurs agacements montraient la justesse des questions posées.
La phraséologie employée, par les intervenants face au Rapporteur, traduisait le reflet d’une déférence inhabituelle envers les Sénateurs et là point de morgue ou de mépris. Le rapport de force avait changé !
La modestie était de mise.
J’ai apprécié et collecté de nombreuses informations qui corroboraient ce que nous savons que, pour simplifier :
1. de l’argent, nous en avons, mais pas employé à bon escient pour irriguer nos strates administratives et industrielles ainsi que notre recherche et universités.
De déficits, nous n’avons qu’une insuffisance de bonnes références chiffrées et honnêtement délivrées par des personnes compétentes sans manipulations. Parfois « pour tuer son chien, on dit qu’il a la rage ».
2. de la connivence entre politiques et milieu d’affaires, par un jeu de portes tournantes et d’intérêts privés au détriment de l’intérêt général,
3. de la transparence, tant clamée par les uns et les autres, n’existe pas vis-à-vis de Citoyennes et Citoyens,
4. les politiques ont abandonné à la haute fonction publique et aux grands groupes industriels et financiers français et internationaux la gestion de la France.
L’État, en tant que tel, dispose d’outils d’évaluations ou de contrôles sous-employés ou sous dimensionnés à dessein par ceux qui dirigent ce pays depuis des décennies.
5. le Parlement sauf, particularisme de saison, n’exerce pas ses prérogatives et feint d’être bâillonné ! La soumission est toujours le produit de la connivence, de la prébende et de la servitude consentie !
6. Il est temps de lutter contre la corruption des « âmes et des esprits » pour redonner à chacune et chacun l’envie d’actions collectives pour sauvegarder ou accroître les biens communs, sans être cornaqué(e)s par des intérêts commerciaux, invitant à jouir seul/seule ou par communautés partisanes des ressources de la terre ou de la sueur de nos concitoyens de France ou du monde.

Je vous soumets ces quelques lignes :
Réf : La vérité guidait leurs pas. Pierre MENDES FRANCE.
Collection Gallimard 1976 Dépôt légal

« Le peuple reconnaît intuitivement ceux qui, œuvrent pour lui et ceux dont l’action s’enlise et n’avantage, en dernière analyse, que des intérêts privés et des droits dits acquis. Même s’il ne sait pas manier et discuter les statistiques, il mesure assez vite les résultats globaux d’une gestion gouvernementale et il discerne les bénéficiaires réels, quelles que soient les déclarations gouvernementales et les chiffres qu’elles prodiguent.
Si quelques améliorations ont été consenties aux couches populaires, quelques réformes mises en scène, alors que, dans le même temps, les classes déjà favorisées se sont enrichies plus largement encore, le peuple s’en rend compte bientôt. Et si la politique générale des pouvoirs publics privilégie des intérêts qui ne sont pas ceux du grand nombre et ceux de l’avenir, les mesures sociales octroyées chemin faisant, sont considérées comme des aumônes, arrachées par les mouvements revendicatifs ou par la proximité des élections ; le pays ne prêtera pas son concours pour prolonger enfin de compte les injustices et les privilèges.
Le dialogue entre les citoyens et leurs représentants est authentique et fructueux dans la mesure où ceux qui le suscitent s’en révèlent dignes par le travail, la droiture et la vérité de leur comportement, les résultats obtenus. Alors l’électeur sait qu’il exerce vraiment le pouvoir…. »


RBLAPLUME


2 réflexions sur “Suite d’article…

  1. bernarddominik 21/08/2025 / 11h22

    Je souscris 100% à cette analyse.

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