Le macronisme ne survivra pas, n’est-ce pas heureux ?
… Si c’est heureux, mais ceux du sillon creusé, de son ombre, de sa silhouette, ne sont pas plus fréquentables.
La question taraude Les Républicains, qui l’agitent comme un chiffon rouge sous le nez du chef de l’État et de ses soutiens. La porte-parole du gouvernement, Sophie Primas, puis le ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, se sont ouvertement interrogés, déclenchant une belle polémique.
Au fond, le macronisme a-t-il jamais existé ? Si l’on se réfère aux sigles qui étaient censés l’incarner, c’est un vrai tourbillon, une mue permanente. Rares sont les citoyens qui seraient capables de donner aujourd’hui l’intitulé exact du parti macroniste
Car Gabriel Attal a un projet sensationnel, qu’il a dévoilé au cœur de l’été : changer le nom du parti ! Ce ne sera jamais que la troisième fois depuis la première campagne victorieuse de Macron. Il s’agissait à l’époque d’« En marche ! », devenu « La République en marche » — ça fait plus sérieux quand on est au pouvoir.
La marche était-elle trop haute ?
Nouveau changement en 2022 : ce sera « Renaissance ». Parce que, le premier quinquennat, c’était le Moyen Âge ? Mais, la « pensée complexe » du macronisme ayant besoin de se déployer à tous les niveaux, le groupe parlementaire s’est baptisé, en 2022, « Ensemble pour la République ».
Voui, voui, sauf qu’il faut chercher la république après huit ans d’autocratie.
Pendant ce temps, « Les Jeunes avec Macron » décidaient, eux aussi, à l’instigation d’Attal, de changer de nom, pour tourner la page.
Raté ! ils s’intitulent désormais « Les Jeunes en marche ».
« Les jeunes en marche »… avec le RN ?
Le ridicule ne tue plus.