… mourir de faim ou mourir à quelques mètres
d’un centre de distribution d’aide alimentaire ?

Des soldats israéliens se confient au quotidien « Haaretz » (27/6) : « Ce qu’on appelle tuer des innocents, est devenu la norme. »
Les Palestiniens qui arrivent trop tôt dans l’un des quatre centres mis en place dans la bande de Gaza par Netanyahou sont pris pour cible gratuitement.
Ceux qui tardent à partir après la distribution aussi.
« Nos forces ne sont confrontées à aucun danger. Je n’ai pas connaissance d’un seul cas de riposte, explique un soldat. Il n’y a pas d’ennemi en face, pas d’armes. » « Là où j’étais posté, entre une et cinq personnes étaient tuées chaque jour, ajoute un autre. Elles sont traitées comme des forces hostiles : pas de mesures de contrôle des foules, pas de gaz lacrymogènes ; juste des tirs à balles réelles, avec tout ce qu’il est possible d’imaginer, mitrailleuses lourdes, lance-grenades, mortiers (…). Notre moyen de communication, c’est la fusillade. »
Médecins sans frontières dénonce « un simulacre de distribution alimentaire qui produit des massacres à la chaîne » dans un territoire menacé par la famine. Comme si Tsahal avait trouvé le prétexte humanitaire pour poursuivre la guerre.
Cinq cent quarante-neuf morts en un mois, selon le Hamas, un chiffre corroboré par les Nations unies.
Benyamin Netanyahou et Israël Katz, son ministre de la Défense, ont qualifié les témoignages de Haaretz de « mensonges malveillants visant à diffamer l’armée la plus morale du monde ».

Dessins : Haut, Chappatte – Canard 02/07/2025. Bas, Salch – Charlie 02/07/2025