Plus grave qu’un sachem, Théo, dans sa demeure,
Fume, avec ses amis, le calumet de la paix.
Un nuage azuré, suspendu comme un dais
Se balance léger sur les fronts qu’il effleure.
Bon propos et devis font la chair meilleure,
Le hardi paradoxe, à table, aide au palais.
Sur la nappe, accoudé ce maître Rabelais
Égrène, en discourant, le chapelet de l’heure
Tous ces mots ciselés, au tranchant du savoir,
Dans le quartz éternel, des onyx et des prases,
Constellent, chatoyants, le brocart de ses phrases.
Et moi, son hôte, alors, j’ai coutume de voir,
Dans la pénombre, autour du cercle des convives,
Les Grâces souriants aux Muses attentives.
Claudius Popelin. Recueil « poésies complètes » (1889). Ed. Hachette/BNF
Réunion d’amis proches, un soir d’été autour d’un verre et de grillades, où les rires résonnent et les souvenirs se partagent, créant une ambiance chaleureuse et conviviale.
Sous un ciel étoilé, où la lune veille sur cette joyeuse assemblée, les conversations s’animent avec des histoires et des projets à venir, tandis que l’odeur des viandes grillées ouvre l’appétit et titille les papilles. Les verres échangés avec joie, symbolisant l’amitié et de fraternité, chaque toast célébré est une promesse de souvenirs futurs.
La brise légère ajoute une touche de tranquillité à cette soirée, apportant avec elle le doux parfum des fleurs environnantes, tandis que les éclats de rire fusent, rendant ce moment encore plus précieux. Dans ce cadre idyllique, le temps semble suspendu, et chacun se laisse emporter par la magie de l’instant, savourant chaque seconde partagée.
Michel – Texte inspiré par le vers d’un autre temps de Claudius Popelin.