Sous ta robe
se cache le pli d’un sourire
qui ne montre aucune dent contre celui
qui s’y aventure par ta permission
et ta due autorisation.
Sous ta robe
un jardin s’émeut et humidifie
une rose légère à la moindre caresse
sur la peau de tes bras,
par la main parcourant douce
l’épi de tes cheveux.
Sous ta robe,
nul sérac à craindre,
que de la chaleur qui se fond et éclate
à l’épousé contour d’un parcours prolongé
de ton ventre,
posé doucement, nuancé vers une dentelle
subtile espérée au bout d’un index visiteur
tout autant qu’inquisiteur.
Sous ta robe
se tient au garde-à-vous
le frisson assuré.
Sous ta robe,
tes seins levés en vigie surveillant les abords
d’un inconnu château,
offrent pont-levis au versant
du revers de tes hanches,
sur cette rivière hautaine et sensible
faisant corps et reflets d’intendance
à tes charmes discrets,
doux chemin de ronde,
en totale harmonie des fortifiés alentours.
Sous ta robe,
un seul doigt du gladiateur amoureux
avançant tranquille et serein,
peut vaincre un supposé ennemi
devenu subitement ami de courte haleine,
en un sentier étroit aux couleurs de fleurs rares
et source d’épices généreuses
étonnamment divines.
Sous ta robe,
loin de tout énième rugissant
ou d’icebergs impromptus des mers,
se tient beau et fier un cap, le mien,
celui de………….bonne espérance !…
Gilles Compagnon. Recueil : « Souffleur de vers, poseur de prose ». Éd. Jacques Flament