Très courts extraits ci-dessous d’un article signé Olivier Tesquet, Télérama, dont nous vous engageons à lire le texte, dans son intégralité, au plus vite, cet inquiétant personnage, catholique traditionaliste, concevant une société télécommandée, ultra-réglementée, autoritaire, réactionnaire, inquisitrice.
Grave de chez grave.
MC
Le 20 mai 2025, Pierre-Édouard Stérin séchait pour la troisième fois consécutive une convocation obligatoire de la commission d’enquête parlementaire sur « l’organisation des élections en France ». Encore inconnu il y a un an, le milliardaire catholique traditionaliste, exilé fiscal en Belgique, intéresse les députés depuis la révélation par L’Humanité du projet Périclès, qui vise à faire basculer un millier de mairies dans le giron de l’extrême droite aux prochaines municipales.
Mais loin du palais Bourbon, Stérin mène une offensive sur un autre front : celui des imaginaires.
En parallèle de son entreprise de conquête électorale, le discret homme d’affaires a progressivement mis le grappin sur le secteur en plein essor des expériences immersives. Et avec la réalité virtuelle – cette technologie démiurgique qui permet de créer des mondes et d’y plonger les utilisateurs –, il espère rejouer l’Histoire à sa manière.
Pour donner corps à cette ambition de maître des narratifs, le fondateur des coffrets cadeaux Smartbox n’a pas choisi d’injecter de l’argent dans quelques projets épars. Il a bâti, en un temps record, un écosystème complet fait de studios de production, d’espaces de diffusion et de partenariats institutionnels. À mesure qu’il tisse sa toile, peu de voix osent publiquement questionner ses intentions. C’est devenu le premier argentier des start-up en France, et beaucoup de gens ne veulent pas insulter l’avenir. « Tout le monde a peur de son potentiel de nuisance », lâche Frédéric