Dosage

Trop… Ou trop…

J’ai pitié pour la part importante de paumés humains qui maudissent le jour où ils sont venus au monde. Est-ce de leur faute si tout est en dépit du bon sens et s’ils ne comprennent pas pourquoi la vie est si dure pour eux et non pour d’autres ? Ces gens-là existent par centaines, portant sur leurs épaules le poids d’une existence qu’ils n’ont pas choisie. Ils sont pourtant présents chaque jour, invisibles aux yeux de la société, cependant drapés dans leur dignité ; bien peu viennent quémander aux portes de ceux qui pourraient leur offrir une main tendue.

Je n’envie pas les égoïstes qui ne pensent qu’à l’argent, qu’à leur maison, qu’à leur famille, qu’à leur situation comme ils disent. Ils se figurent qu’ils peuvent donner des ordres à tout le monde sous prétexte qu’ils ont la chance d’avoir davantage de moyens. Leur arrogance, leur indifférence aux luttes des autres, crée un fossé invisible, mais profond. Ces gens-là, il en existe des milliers, à l’image de ces usines à rêves qui écrasent autrui sous le poids de leurs ambitions démesurées et de leur mépris pour ceux qui n’ont pas eu la même chance.

Est-ce trop demandé de souhaiter une société dans laquelle chacun pourrait vivre à sa faim, se loger décemment, se soigner, tout simplement vivre en parfaite communauté ?
Une communauté dans laquelle la solidarité serait la norme et non l’exception, où les richesses seraient partagées pour le bien de tous, et où chaque individu aurait la possibilité de s’épanouir sans craindre le lendemain.
Un monde sous lequel la compassion et l’entraide seraient les pierres angulaires de la cohabitation humaine, où chaque peur serait apaisée par la certitude d’un soutien mutuel.
Une utopie à portée de main, mais encore si loin de notre réalité actuelle.


Michel


Une réflexion sur “Dosage

  1. bernarddominik 09/06/2025 / 15h43

    Perso je crois que le plus important c’est l’autonomie et la dignité, le travail doit permettre de vivre décemment et dignement. La solidarité est importante quand une épreuve survient. Mais si on commence par prôner de compter sur les autres avant de compter sur soi notre système social et solidaire va vite imploser. Notre législation encadre tout dans le travail, sauf l’essentiel, un salaire décent. Il faut aussi assouplir la location de logements pour les rendre plus accessibles. Nos lois sont tellement alambiquées que les propriétaires se sécurisent un maximum avec ceinture bretelles ficelles et èlastiques.

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