… c’est loin de chez nous,
… oui, mais l’importation en France est des plus possible au train ou va la démolition des régimes de la Sécu…
Exit Elon Musk, reste Robert F. Kennedy Jr (alias « RFK Jr »). Le patron de Tesla et le neveu de John F. Kennedy étaient les deux ovnis de l’administration Trump. Le premier devait passer au Kârcher l’État fédéral, le second administrer un remède de cheval à la Santé. Musk a brûlé sa torche en quatre mois. Il a rendu son tablier de directeur du département de l’Efficacité gouvernementale (DOGE) le 24 mai en ayant cassé des pans entiers de l’État, mais dégagé seulement 175 milliards de dollars d’économies sur les 1 000 milliards promis.
Après le DOGE reste donc MAHA (« Make America Healthy Again »), le slogan de « RFK Jr » calqué sur celui de son boss. Le président populiste argentin Javier Milei
a marqué de son sceau cette quasi-passation de pouvoir en postant le 27 mai une photo du secrétaire à la Santé tenant la même tronçonneuse qu’il avait offerte à Musk. L’acte II sera-t-il celui de « RFK Jr » ?
Plus discret, celui-ci promet d’être aussi saignant. Comme à Musk, Trump a donné carte blanche à ce ministre conspirationniste à la voix rocailleuse, héros d’une improbable coalition d’antivax, d’adeptes des médecines alternatives, de parents anti-malbouffe et de pourfendeurs des industries agroalimentaires et pharmaceutiques. « Je vais le laisser se déchaîner », a annoncé le président. « RFK Jr » a licencié 20 000 employés, dont beaucoup d’experts scientifiques. Il a supprimé des départements, sabré 11 milliards de dollars de subventions aux États américains, et prévoit une coupe de 40 % dans le budget du National Institutes of Health (NIH).
Sur ce champ de ruines, l’ex-avocat connu pour sa défense de l’environnement donne libre cours à ses obsessions. Il a confié à un autre antivax une étude pour déterminer un lien entre vaccins et autisme – sa marotte. Il a fait la promotion de la vitamine A en lieu et place de la vaccination face à l’épidémie de rougeole qui balaie le pays et ordonné à la Food and Drug Administration (FDA) de durcir son protocole d’approbation des vaccins… Il a aussi menacé d’empêcher les scientifiques du gouvernement de publier dans les grandes revues médicales qu’il accuse d’être vendues à Big Pharma. Ou encore poussé Trump à choisir pour médecin-chef des États-Unis une ex-médecin devenue influenceuse en bien-être.
Le 22 mai, il a rendu public son grand rapport sur les maladies chroniques affectant les enfants (obésité, diabète, troubles de l’attention, autisme…), qui épingle les aliments ultratransformés, les produits chimiques, le manque d’activité physique, la surmédicalisation, l’influence des lobbys industriels, mais aussi… un effet potentiel des vaccins. L’étude manque de rigueur scientifique, mais elle a le mérite de répondre aux préoccupations de nombreux Américains, tous bords confondus. Il faut reconnaître au secrétaire à la Santé d’avoir fait pression sur les industriels pour éliminer les colorants et additifs alimentaires synthétiques et sur les États pour bannir les sodas de leurs programmes d’aide.
Mais, à l’arrivée, il risque de se mettre à dos les industriels et les scientifiques — le responsable des vaccins à la FDA a démissionné en dénonçant « la désinformation et le mensonge ». Va-t-il finir comme Musk ?« Son bref passage a servi de leçon aux autres révolutionnaires en herbe de l’administration Trump. Allez trop vite, brisez trop de choses, et vous risquez de monter le public contre vous », constate le site The Bulwark. Leçon comprise : « RFK Jr » prévoit de ne dévoiler ses préconisations issues de son rapport qu’en août.
Sarah Halifa-Legrand. Le Nouvel Obs. N° 3158. 12/06/2025
France, notre inconscient collectif social
demeure encore une muraille difficile à abattre.
Mais de multiples sapeurs travaillent à la miner par vagues successives de destructions visibles. D’autres, en sous-main, tentent de la vider de son ADN historique le Conseil National de la Résistance.
Pour cette action, ces fossoyeurs se servent de politiques dépourvus de moralité civique, et de convictions républicaines, des grandes fortunes Maîtres des médias, des hauts fonctionnaires transformés en mercenaires.Il est important à leurs yeux de prédateurs de maintenir un secteur social minimaliste pour calmer les récriminations et éviter les révoltes sociales, voire de la faim.
La transformation de notre agriculture va dans le même sens. On découple la paysannerie de la Nation. Le paysan, terme générique des années cinquante-soixante, a disparu.L’agriculteur est devenu chef d’exploitation doté de matériels de plus en plus gros et de plus en plus higt-tech à l’écoute des marchés boursiers de céréales, de produits agricoles.
Cet exploitant est devenu très vulnérable face aux intempéries, mais aussi aux décisions de l’industrie agro-alimentaire et aux marchés financiers.
Le nombre de suicides est là, hélas, pour en témoigner.
Les fondamentaux de notre pays sont ciblés et livrés au secteur marchand et lucratif.
Oui, les philosophies de vie, sociales et les politiques financières et industrielles venant des États-Unis nous guettent.
Mais la messe n’est pas dite,
Messieurs et Mesdames du Château.
Au plus profond de nous-mêmes,
nous demeurons attaché(e)s au triptyque républicain.
« Liberté, Égalité, Fraternité » cimenté par la Laïcité !
RBLAPLUME
Oui de gens trop pressés et surtout manquant de discernement. En France nous avons un problème similaire, la multiplication des agents et agences, Bayrou en a déjà créé une de plus pour caser le fils de son ancienne adjointe de Sarnez.