… servent de deal entre les USA et Kiev ?
La semaine dernière, Donald Trump s’était agacé que « l’accord très important sur les terres rares » ne soit pas déjà signé. C’est chose faite.
Les États-Unis et l’Ukraine ont officialisé mercredi 30/04/2025 la conclusion d’un accord sur l’exploitation des ressources minérales. Le texte prévoit la création d’un fonds d’investissement destiné A la reconstruction de l’Ukraine, géré conjointement par Kiev et Washington et financé par l’exploitation des ressources naturelles ukrainiennes : minerais, pétrole et gaz.
La signature de cet accord vient clore plusieurs semaines de tensions entre les deux pays, qui avaient culminé avec la rencontre désastreuse, le 28 février à la Maison blanche, entre Donald Trump et Volodymyr Zelensky. Humilié par son homologue américain, le président ukrainien avait quitté les lieux sans signer aucun accord.
Il avait déjà refusé une première proposition, estimant qu’elle reviendrait à faire payer dix générations d’Ukrainiens. Donald Trump exigeait à l’époque 500 milliards de dollars, en remboursement de l’aide militaire et financière (plutôt estimée à 120 milliards) octroyée à l’Ukraine depuis le début de l’invasion russe.
L’obligation de rembourser l’aide perçue a disparu de l’accord final, salué par le Premier ministre ukrainien Denys Chmygal comme « un bel accord international et équitable ».
Il prévoit en revanche que toute nouvelle aide américaine sera considérée comme une « contribution au fonds d’investissement », Kiev devant contribuer à la même hauteur.
Le texte n’accorde pas non plus de droits exorbitants sur les ressources naturelles ukrainiennes aux États-Unis. Selon la ministre ukrainienne de l’Économie, Ioulia Svyrydenko, signataire de l’accord, Kiev « conservera l’entière propriété et le contrôle » de ces ressources.
Washington s’engage aussi à éviter tout conflit entre l’accord et les obligations qui pourraient s’imposer à l’Ukraine dans le cadre de son intégration à PUE. L’Ukraine a toutefois échoué à obtenir des garanties de sécurité des États-Unis, face à la Russie. L’accord reste muet à cet égard, Donald Trump considérant depuis le début des négociations que l’existence d’un partenariat économique entre Kiev et Washington constitue une garantie suffisante.
Graphite et lithium
L’accord devrait être ratifié par le Parlement ukrainien dans les deux semaines. Pour qu’il ait une chance de contribuer à la reconstruction de l’Ukraine, ou à la conclusion d’une paix avec la Russie, il faudra cependant bien davantage que la signature de Kiev ou Washington.
Ce sont bien les entreprises privées, américaines ou européennes, qui seront appelées à donner corps à ce « partenariat stratégique » en investissant dans l’exploitation du sous-sol ukrainien — des investissements qui se chiffrent en milliards, pour un retour sur investissement qui peut prendre des années.
Jean-Michel Lahire. Le Dauphiné Libéré. 02/05/2025
Trump est un vulgaire bandit profitant de la puissance américaine pour imposer ses règles dans les échanges économiques et l’Ukraine en est une des victimes. Rien ne dit que Zelensky ne devra pas céder Crimée Donbass et Tauride, c’est un jeu de dupes.
Il y a deux sortes d’hommes, il y a celui qui creuse et celui qui a un revolver chargé, « Toi tu creuses ».
À toutes causes, il y a Genèse, un point de départ, c’est à quoi je m’attache lorsqu’un événement, un fait se présente à l’information.
Amitiés Michel
Un « accord » ! Non, un chantage.
Les U.S.A sont un pays dominateur et guerrier. Ils imposent leur tempo quels que soient les lieux où les conflits, jusqu’à présent.
L’apparition de puissances nouvelles actuelles ou en devenir (Chine, Inde, Australie, Israël, Iran, Arabie Saoudite…) et Russie perturbe leur hégémonie.
Les unionistes européens font semblants d’être surpris des agissements de l’Oncle Sam.
Tous ces politiques, acquis à la cause des États-Unis et fervents libéraux, nous prennent pour des naïfs. L’Union européenne, première puissance commerciale, n’a pas d’existence politique. Le Fédéralisme, sans réel projet politique adopté par les peuples composant cette entité, si ce n’est le libre échange, tous azimuts, décidait par des personnes non élues, ne permet de constituer un objet politique crédible pour lequel on est prêt à sacrifier sa vie.
Il suffit de prendre en compte leurs parcours dès la période étudiante, pour savoir la dépendance idéologique et parfois financière aux U.S.A, de tout ce personnel politique adossé à des technocrates bruxellois dépourvus de légitimité populaire.
RBLAPLUME