L’Amérique fait-elle toujours rêver ?

Est-elle encore cette « ville étincelante sur la colline », comme le répétait le président Ronald Reagan, icône de la droite états-unienne ?

[…] Alors que Donald Trump a [récemment] « fêté » ses cent premiers jours à la Maison-Blanche, les conséquences des premières grandes réformes qu’il a lancées se font ressentir […]

Déclin américain dans le monde

La « ville étincelante sur la colline » a longtemps été nichée là, dans ces laboratoires de recherche américains qui ont attiré ces dernières décennies les étudiants les plus brillants de la planète.

Harvard justement, le prestigieux campus qui a vu passer plusieurs présidents et juges de la Cour suprême, s’est vu retirer 2 milliards de dollars de subventions. Certains de ses étudiant·es ont par ailleurs vu annuler leur visa, parfois sans motif apparent. Ils et elles risquent aussi d’être expulsés, voire de dormirent en prison. […]

Pour Michael Oppenheimer, professeur de relations internationales à l’université de New York, « cette politique intérieure, l’éviscération de l’USAID, les droits de douane, la réorganisation du département d’État » ne sont que des exemples parmi d’autres du déclin américain dans le monde, et aussi « du désintérêt » de Donald Trump pour les affaires étrangères. Sauf « lorsqu’il est question pour lui de conclure des accords avec d’autres grandes puissances ».

« Il faut vraiment considérer la politique étrangère de Trump comme une application directe de sa personnalité,poursuit-il, et c’est une personnalité dominante. » Au département d’État, le chef de la diplomatie états-unienne, Marco Rubio, a d’ores et déjà annoncé une réorganisation du ministère – mis à la diète – et ses nouvelles priorités : la lutte contre le « wokisme » et la « domination énergétique ».

Que restera-t-il alors du soft power états-unien ?

Lutte d’influence contre la Chine 

[…] « Si on considère que l’administration Trump a une théorie sur le soft power, celle-ci a été formulée par le vice-président Vance à Munich »,relève Michael Oppenheimer. 
« […] Le discours de Vance n’était pas conçu pour plaire au système politique allemand (conservateur ou progressiste). Il était conçu pour l’isoler, pour créer un espace pour les néofascistes, pour convaincre un autre pays de se gouverner différemment. »

On est loin du concept célèbre du soft power, défini par Joseph Nye dans les années 1990 comme « la capacité à obtenir ce que l’on désire par attraction plutôt que par coercition ». Donald Trump a affecté l’aide étrangère, un outil clé du soft power américain, tout en tombant dans une dérive impérialiste.


D’après un article de Patricia Neves. Médiapart. Source (extraits)


Une réflexion sur “L’Amérique fait-elle toujours rêver ?

  1. bernarddominik 07/05/2025 / 19h37

    Le slogan de Trump « make America great again » paraît obsolète pour ne pas dire ridicule au vu des actions de Trump qui visent à se débarrasser de ses alliés

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