Bibi – Envers et revers !

Il y a de l’eau dans le gaz entre Trump et Netanyahou. On croyait leur alliance indéfectible, mais la folie du dirigeant israélien aura eu raison de l’extrême bienveillance de la Maison-Blanche. L’offensive israélienne à Gaza, unanimement condamnée, gêne la diplomatie américaine dans la région.

Premier et spectaculaire revers pour « Bibi » : il n’y a pas eu d’opération militaire contre le programme nucléaire iranien, mais de « simples » négociations directes entre les USA et l’Iran, auxquelles Israël n’a pas été associé.
Selon le « Washington Post », le départ du conseiller à la sécurité nationale Mike Waltz aurait été décidé après des conversations secrètes menées directement avec Netanyahou pour préparer les frappes en Iran. Trump ne supporte plus que son allié lui torde le bras et le mette devant le fait accompli.

Comment, avec un tel blocus humanitaire, espérer que l’Arabie saoudite reconnaisse l’État d’Israël ?
Quand Emmanuel Macron a émis l’idée d’une reconnaissance d’un État palestinien, qui se ferait parallèlement à celle d’Israël par des États de la région, la réponse officieuse est venue, non démentie au plus haut niveau : dans ce cas, Israël annexerait les colonies de Cisjordanie.

Bref, Israël risque de perdre le soutien français, mais aussi celui de la Grande-Bretagne et du Canada, qui soutiennent Paris.

Le soutien quasi sans faille de la diaspora appartient au passé.
Qui donc parle des « répugnants fanatiques qui mènent Israël à sa perte » ? Alain Finkielkraut.
Le réalisateur Michel Hazanavicius s’en prend à Netanyahou et à ses ministres, qui « attaquent la démocratie israélienne et son Etat de droit ».

Comme toujours, il y a ceux qui en profitent pour régler leurs comptes, comme l’eurodéputée Rima Hassan, qui accuse Horvilleur de « se racheter une conscience ».
Mme Hassan, elle, n’a jamais eu un mot sur Bachar el-Assad.
Mais qui s’en souvient ?


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