J’ai fabriqué une grande porte, je l’ai fabriquée avec mes yeux, mes oreilles et tous les sens qui existent, je me suis appliquée à la dessiner aussi large que le monde, aussi haute que le ciel, une porte sans fermeture ou bien, elle serait toujours ouverte, sans clef, sans serrure, j’attends patiemment dans l’encadrement.
Créer une grande porte qui transcende les limites physiques et symboliques est ambitieux ou utopique.
Cette porte n’est pas une simple structure matérielle ; elle est le fruit d’une vision, d’un rêve d’ouverture et d’accueil. Elle a été conçue en mobilisant des yeux pour voir au-delà de l’horizon, des oreilles pour écouter les murmures du monde, et chaque sens pour ressentir l’essence de ce que signifie véritablement accueillir l’autre.
Dès le début, cette porte est envisagée aussi large que le monde, aussi haute que le ciel. Elle se devait d’être un passage universel, un lieu où chaque personne se sentirait invitée à explorer l’inconnu sans crainte, à rencontrer l’autre sans réserve. C’est une porte sans fermeture, sans clef, sans serrure. Elle est toujours ouverte, symbolisant la liberté, la connexion et l’absence de barrières entre les êtres.
Dans l’encadrement de cette porte, chacun pourra s’y tenir. Voir ceux qui passent sans s’arrêter, absorbés par leurs pensées, ceux qui hésitent, intrigués par ce qu’elle représente, et ceux qui s’arrêtent pour contempler, pour réfléchir à leur propre voyage. Chaque personne traversant cette porte ajoute une nouvelle dimension à sa signification, enrichissant l’espace qu’elle délimite avec leurs histoires uniques.0
Cette porte est plus qu’un simple passage ; elle est une invitation à la réflexion et à l’acceptation. Elle nous rappelle l’importance de rester ouverts aux autres, de célébrer nos différences et de chercher des points communs dans notre humanité partagée.
En attendant dans l’encadrement, je réalise que cette porte est aussi un miroir de moi-même, reflétant mes espoirs, mes rêves et ma volonté de contribuer à un monde sans frontières, où chaque rencontre est une opportunité de croissance et de compréhension mutuelle.
La citation est d’Isabelle Pinçon. Recueil « La petitegens » Ed. Cheyne
Les délires sont de Michel