Mettre un peu de musique
Dans chaque toile
Un peu plus de lumière
Du matin
Des épices d’Afrique
Et de la soie de Chine
C’est le bonheur malgré tout
Dans le bruit du monde
Quelques gouttes de parfum
Qui n’a pas de nom
Juste de l’ambre ancien
Du musc précieux
Un peu d’étranger dans l’effluve
Du voyage et de l’amour
La couleur fait le ménage
Ne subsistent que des plumes et des signes
Racontant l’histoire
Invraisemblable et pathétique
Du troubadour amoureux.
Tahar Ben Jelloun. Recueil « Douleur et lumière du monde ». Éd. Gallimard