… même pas un soupçon de honte… mais de quel honneur prétend-il se revêtir ce délinquant judiciaire…
Le tsunami politico-judiciaire provoqué par la condamnation de Marine Le Pen à l’inéligibilité immédiate, combiné au retentissant procès de Gérard Depardieu, avait un peu occulté les sept ans de prison ferme requis fin mars par le parquet national financier (PNF) à l’encontre de l’ancien président de la République dans le dossier des soupçons de financement occulte libyen de sa campagne de 2007.
L’hypothèse vertigineuse d’un ancien chef de l’État placé sous les verrous ouvrirait la question de l’héritage et de la personnalité de Nicolas Sarkozy, avant, pendant, et après son quinquennat (2007-2012) à l’Élysée, lui dont la vie est rythmée depuis plusieurs années maintenant par les procès pénaux. Il est d’ailleurs porteur d’un bracelet électronique après sa condamnation définitive dans l’affaire des écoutes.
Pour connaître la première position de la justice dans le dossier libyen, qui fait figure de pièce majeure dans son parcours judiciaire, il faudra attendre le 25 septembre 2025, date du délibéré annoncée mardi par la présidente Nathalie Gavarino au dernier jour de cette audience qui avait commencé le 6 janvier.
Mardi 08/04/2025, le prévenu était accompagné de son épouse Carla Bruni-Sarkozy, de son frère Guillaume, et de deux de ses fils — Pierre et Jean — pour écouter les plaidoiries de relaxe de ses quatre avocats et prononcer ses derniers mots avant la fin des débat
« Pas de preuves pas d’indices »
« J’aurais voulu répandre à un réquisitoire politique et violent, je ne le ferai pas, a-t-il simplement déclaré, sans vouloir s’appesantir sur le dossier. Je ne dirai rien devant le tribunal qui puisse alimenter la polémique. Je suis ici pour défendre mon honneur et pour que la vérité soit faite ».
Attaquant en début d’après-midi « les faiblesses de l’instruction » et le manque de preuves avancées selon lui à l’audience, Me Jean-Michel Darrois avait lancé la défense de l’ancien chef de l’État en accusant les trois procureurs du PNF de vouloir « salir Nicolas Sarkozy » et d’entretenir « l’image d’un homme cupide, malhonnête ».
« On essaie de concevoir l’existence d’une corruption, d’un détournement de fonds publics à partir d’indices. Ça me paraît être une fragilité », expose le pénaliste parisien, qui n’ignore pourtant pas qu’un faisceau d’indices peut justement suffire à prouver la corruption.
« Pour quelle raison Nicolas Sarkozy s’adresserait à la Libye et à son dirigeant ? L’accusation ne le dit pas, car il n’y en a pas », conclut Me Christophe Ingrain. « Quel montant aurait été versé ? Comment l’argent aurait été utilisé ? L’accusation ne le dit pas parce que ce financement n’existe pas. » Et d’insister : « Pas de preuve, pas d’indices. Il n’existe pas de pacte de corruption ».
Aurélien Poivret. Le Dauphiné 08/04/2025
Sarkozy n’a même pas le courage d’assumer ses actes et fait porter le chapeau à ses comparses. Un mec lamentable, pas un homme, un mec.