Une certaine idée de la liberté…

Depuis l’été 2020, une rue près de la Maison-Blanche à Washington affichait le slogan « Black lives matter », qui n’était pas seulement un slogan, mais également un cri de ralliement puissant pour des millions de personnes à travers les états US. Ce slogan émergeait en réponse au lynchage de George Floyd, un Afro-Américain tué par un policier, ayant provoqué une onde de choc et une colère dans la communauté afro-américaine.

Une fresque, alors commandée par la mairie démocrate de la ville, visait à affirmer un message de solidarité et de résistance. Cependant, dans le contexte politique actuel, marqué par une ambiance de tension portée par l’administration en place à la Maison-Blanche, cette dernière a exigé sa destruction.

Sur la chaussée ces trois mots « Black lives matter » peint en énormes lettres jaunes, pour rappeler ce douloureux événement, et en mémoire Georges Floyd, sont en train de disparaître sous les coups de burin et la pression trumpiste.

Ainsi, le message de la fresque perdra non seulement sa visibilité, mais soulèvera également le débat sur le respect des actions symboliques dans la lutte pour l’égalité et la justice sociale.

Un élu républicain proposait même début mars 2025, de couper des financements fédéraux à la ville de Washington si elle ne supprimait pas une fresque, en demandant également que le carrefour Black Lives Matter Plazza soit rebaptisé Liberty Plazza.


On ne changera pas l’acharnement destructeur des loups, lorsqu’ils sont entrés dans la bergerie, car leur instinct vorace les pousse à semer le chaos et la peur parmi les faibles. Leur présence, pourtant majestueuse dans la nature, devient une menace terrifiante pour les agneaux sans défense qui, face à un tel danger, se laissent submerger par l’angoisse. Ces loups, avec leurs yeux perçants et leurs mouvements furtifs, prennent d’assaut non seulement le troupeau, mais aussi la tranquillité des fermiers, mettant en lumière la lutte éternelle entre le prédateur et la proie dans un cycle naturel implacable.


D’après un texte d’Élise Racque. Télérama. N° 3923. 19/03/2025


A certain idea of freedom…

Since the summer of 2020, a street near the White House in Washington displayed the slogan « Black lives matter, » which was not just a slogan but also a powerful rallying cry for millions of people across the U.S. This slogan emerged in response to the lynching of George Floyd, an African American man killed by a police officer, which caused shock and anger in the African American community.

A mural, commissioned by the city’s democratic mayor, aimed to convey a message of solidarity and resistance. However, in the current political context, marked by a tense atmosphere fostered by the administration in the White House, the latter demanded its destruction.

On the roadway, these three words « Black lives matter » painted in enormous yellow letters, to commemorate this painful event and in memory of George Floyd, are disappearing under the blows of chisels and the Trumpist pressure.

Thus, the message of the mural will not only lose its visibility but will also raise the debate on the respect of symbolic actions in the struggle for equality and social justice.

A Republican elected official even proposed in early March 2025 to cut federal funding to the city of Washington if it did not remove a mural, also requesting that the Black Lives Matter Plaza intersection be renamed Liberty Plaza.


The relentless destruction of wolves cannot be changed once they have entered the sheepfold, for their voracious instinct drives them to sow chaos and fear among the weak. Their presence, though majestic in nature, becomes a terrifying threat to the defenseless lambs who, confronted with such danger, succumb to anxiety. These wolves, with their piercing eyes and stealthy movements, storm not only the flock but also the tranquility of the farmers, highlighting the eternal struggle between predator and prey in an unyielding natural cycle.


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