… assurait-il… loin des promesses électorales, la réalité est tout autre et les pertes humaines se poursuivent.
La paix en Ukraine est complexe, comme l’illustre l’appel entre Donald Trump et Vladimir Poutine, qui a abouti à un cessez-le-feu partiel de 30 jours, limité aux installations énergétiques.
Bien que cela soit une version minimale par rapport au cessez-le-feu total souhaité par les États-Unis, cela offrira un répit aux Ukrainiens et profitera également à la Russie.
Le président Zelensky est en attente d’informations venant du président Trump.
L’Europe ne lâchera pas Kiev
Donald Trump se dit déçu de ne pas avoir obtenu le cessez-le-feu souhaité, tout en laissant entendre que son entretien etait « productif ». Il espère un accord rapide.
Pendant ce temps, des sirènes et des explosions ont retenti à Kiev.
Vladimir Poutine a posé des conditions pour une trêve, incluant l’arrêt de la mobilisation en Ukraine et de l’aide militaire occidentale, exigences refusées par Emmanuel Macron et Olaf Scholz qui soutiennent l’Ukraine.
Volodymyr Zelensky estime pour sa part que les conditions posées par Vladimir Poutine visent à affaiblir l’Ukraine et montrent qu’il n’est pas prêt à mettre fin à la guerre.
Les négociations qui vont se poursuivre seront cruciales.
Le président américain joue sa crédibilité après avoir promis de mettre fin rapidement à la guerre en Ukraine et s’être dangereusement rapproché de la vision du président russe sur un conflit qui déstabilise l’Europe et remodèle les équilibres géopolitiques.
Le réchauffement des relations avec Vladimir Poutine voulu par Donald Trump n’a pas encore porté ses fruits. Le président russe continue de jouer la montre. Son homologue américain mettra-t-il à exécution ses menaces en durcissant les sanctions contre Moscou ?
Vladimir Poutine a posé des conditions inacceptables aux Ukrainiens avant de discuter avec le locataire de la Maison-Blanche, exigeant que l’Ukraine abandonne sa souveraineté sur les territoires annexés par Moscou, renonce à rejoindre l’Otan et conditionne le cessez-le-feu à un changement de régime en Ukraine.
Donald Trump tente d’obtenir des concessions du Kremlin, tout en admettant que les discussions avec Vladimir Poutine porteront sur des questions territoriales et la centrale nucléaire de Zaporijia, occupée par la Russie depuis mars 2022.
L’intérêt soudain de Donald Trump pour ces six réacteurs pourrait être lié à l’accord sur les minéraux critiques qu’il veut absolument signer avec le président ukrainien. Leur exploitation est très énergivore et il a donc besoin de la centrale.
C’était aussi l’occasion pour Kiev de mettre la Russie au pied du mur en testant la réelle volonté de Vladimir Poutine d’aboutir à un accord de paix. Reste que le chemin à parcourir reste encore très long.
Inspiré d’un article signé Luc Chaillot – Le Dauphiné du 19/03/2025
Trump à démontré sa fatuité. Parole parole parole. Et l’Europe son impuissance.