Richard « les casseroles »

L’ancien patron d’En marche ! puis de l’Assemblée nationale a été installé au Conseil constitutionnel malgré un tas de conflits d’intérêts qui n’ont cessé d’alimenter les débats publics.

Ce choix, opéré par le président Macron dans une période où la méfiance envers les institutions était palpable, a suscité de vives critiques tant au sein de la gauche que de la droite, soulignant l’absence de transparence dans le processus de nomination.

Laisser peu de temps avant le choix de Macron, Richard Ferrand a dû dégoter vite fait bien fait un administrateur afin de dissoudre Messidor, sa prospère société de conseil, qui en 2023 affichait un bénéfice avant impôts de 665 900 €, ce qui soulève des questions sur les motivations derrière cette dissolution précipitée.

Les observateurs se demandent si cette nomination n’est pas qu’une simple manœuvre pour apaiser les tensions et redorer l’image de Ferrand, tout en évitant d’éventuels conflits d’intérêts exposés au grand jour.

Les clients de Ferrand, dont les noms ont filtré, donnent un avant-goût de l’ampleur des conflits d’in­térêts à venir. Il a travaillé : pour le Crédit mutuel, pour Accenture pour le milliardaire tchèque Daniel Kretinsky, lorsque celui-ci a pris le contrôle de la maison d’édition Editis et du distributeur Casino.

Le 12 juillet 2024, Richard Ferrand a également été bombardé président du conseil de surveillance du premier opérateur de santé privé en France. Sébastien Proto, le patron d’Elsan, avait alors besoin d’une courroie de transmission avec l’Élysée.

Aussi, même si Richard Ferrand affirme au média, avoir été choisi pour « son expérience de dix-neuf ans de vie professionnelle dans le secteur de la santé et sa connaissance des territoires », son recrutement est clairement politique. Son embauche arrive trois mois après un gros bras de fer entre le ministère de la Santé.

Surtout que l’année 2024 avait très mal commencé pour le patron d’Elsan. En mars, un établissement à Nancy est sous enquête pour des néphrologues accusés d’homicides involontaires et de mise en danger de la vie d’autrui, avec des patients ayant subi des dialyses inutiles. Cette situation préoccupante a suscité une réaction immédiate des autorités de santé, qui ont décidé d’examiner en profondeur les pratiques et les protocoles en place dans cet hôpital. Des témoignages de patients assurent qu’ils ont été soumis à des traitements inappropriés, entraînant des complications supplémentaires pour leur santé. De plus, les familles des victimes expriment leur indignation et souhaitent obtenir des réponses sur la manière dont ces erreurs médicales ont pu se produire. Une analyse des méthodes de diagnostic et des critères de sélection pour la dialyse est en cours afin de déterminer si des négligences ou des erreurs de jugement ont effectivement eu lieu.

La ministre de la Santé a demandé une mission pour évaluer ces abus, y compris dans les établissements du groupe Elsan, qui ont réalisé 379 000 dialyses en 2023.


Article composé à partir de plusieurs médias vérifiés.


2 réflexions sur “Richard « les casseroles »

  1. bernarddominik 02/03/2025 / 8h30

    Il a visiblement obtenu ce poste grâce à l’abstention du RN, probablement obtenue en échange du report de la condamnation à l’inégibilité de Marine Le Pen pour qu’elle puisse se présenter à l’élection de 2027.

    • Libres jugements 02/03/2025 / 11h18

      Bonjour Bernard peut-être émets-tu une thèse qui pourrait se révéler exacte.
      Si tel était le cas, une Marine Le Pen entachée par une décision inégalitaire de la justice, brigand la présidence française serait-elle élue ?
      Oui, mais hélas qui d’autres ?
      Michel

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