Les maîtres de jadis, nos bons pères anciens,
Gens simples qui disaient parfois leurs patenôtres,
Savaient modestement faire la part aux autres,
Sans vouer, comme nous, leurs émules au chien.
Lorsqu’ils menaient à terme, ô mes citoyens,
Des œuvres qui valaient certainement les vôtres,
Ils ne s’estimaient pas grands pontifes, apôtres,
Mais tenaient le labeur pour le premier des biens.
On ne les voyait point, suivi d’une séquelle,
Envers et contre tous épousant leurs querelles,
Prétendre à la moisson totale des lauriers.
Ils ne s’adjugeaient pas tous les titres de gloire
Et croyaient remporter une belle victoire
S’ils étaient reconnus très parfaits ouvriers.
Claudius Popelin. Recueil « de poésies complètes (1889) ». Éd. Bnf
Popelin connaissait déjà Macron!
Bien évidemment, lorsque je fais le choix de ce genre de poème frappé de bon sens, j’invite les lecteurs à faire des parallèles avec la situation sociétale actuelle.
Amitiés. Michel