Marco Rubio, le secrétaire d’État aux affaires étrangères, a probablement mis en lumière certaines stratégies entre la Russie et les États-Unis dans une interview accordée à Breitbart, un média d’extrême droite.
La Maison-Blanche estime que la dépendance de la Russie vis-à-vis du commerce chinois compromet sa priorité stratégique, qui est d’affaiblir la Chine. Cette approche s’aligne sur les intérêts russes, qui ne souhaitent pas devenir vassaux de la Chine, afin de maintenir la possibilité de réaliser leur projet de grande fédération eurasiatique.
Cela permettrait à la Russie de se positionner comme une puissance significative entre la Chine et l’Union européenne. En somme, l’UE a refusé aux dirigeants russes post-soviétiques une telle opportunité, en forçant l’Ukraine à choisir entre l’Europe et l’Eurasie.
Cependant, l’Ukraine, avec son histoire complexe, sa géographie unique et sa culture plurielle, mérite que son peuple soit libre de construire sa propre nation. De plus, ce peuple, qui a déjà enduré les affres d’une guerre ayant causé plus d’un million de morts, ne devrait pas être le pion de négociations mercantiles entre divers oligarques, y compris Zélensky et les dirigeants européens.
Le véritable enjeu n’est pas que des puissances nucléaires, comme les États-Unis et la Russie, dialoguent, mais qu’en agissant ainsi, elles reconnaissent l’existence d’une guerre par procuration, dont le peuple ukrainien subit les conséquences, tandis que les peuples européens en sont des victimes collatérales en raison des décisions de l’administration Biden, et maintenant de Trump.
Les discussions ou projets pour un accord de paix (ou une trêve) dans cette région, semblent se concentrer sur le partage des ressources au profit des puissances industrielles et financières nord-américaines et russes, en lien avec certains oligarques ukrainiens.
Cette guerre d’Ukraine aurait spolié des industries américaines dans les secteurs comme la téléphonie, le numérique, l’automobile, l’énergie et l’armement.
Les grandes entreprises européennes, qu’elles soient dans l’armement, l’alimentation ou l’énergie, poursuivent le même objectif, cherchant à intégrer coûte que coûte l’Ukraine dans l’Union européenne.
Le projet nationaliste de « l’Amérique d’abord » de Trump répond à la menace d’affaiblissement des entrepreneurs et financiers américains face à la Chine et aux pays des BRICS, qui remettent en question la suprématie du dollar. Dans ce contexte, les peuples européens doivent rester unis et rechercher des voies de solidarité.
Ils ont un rôle essentiel à jouer pour promouvoir un autre projet : celui de la défense du droit international, de la justice et de la paix. Il s’agit de construire un projet de prévention des conflits et de sécurité européenne, loin des escalades verbales, en adoptant une diplomatie active et en cherchant des alliances pour le progrès avec les pays du Sud, tout en respectant tous les peuples.
Il est crucial d’orienter l’Europe vers une alternative qui rejette le militarisme et l’économie de guerre, en définissant une entité européenne respectueuse des nations libres et souveraines, qui refuse la loi de la jungle et promeut un processus de coopération mondiale visant à réduire les inégalités et la pauvreté, tout en garantissant l’accès aux biens communs de l’humanité.
Article composé à partir de plusieurs médias.
Le projet eurasiatique russe intègre peut être l’UE, détachant la Russie de l’alliance chinoise, mais lui offrant une autre perspective défavorable aux USA.