- Qu’y a-t-il de plus grave que la guerre ?
- La famine ?
- La destruction des écosystèmes ?
- Le narcotrafic ?
- Les régimes totalitaires ?
La liste des dangers qui menacent est longue.
Chacun fait ses courses au supermarché du malheur et choisit ses produits de première nécessité.
- Lutter contre le changement climatique
- Acheter des pâtes ?
- Envoyer des armes à l’Ukraine
- Faire son stock de PQ ?
- Dénoncer les violences faites aux femmes
- Se ravitailler en liquide vaisselle ?
Pas facile de hiérarchiser tous ces problèmes qu’il faudrait résoudre en même temps. La charge mentale de l’espèce humaine n’a jamais été aussi lourde.
Mais rassurez-vous, il y en a qui savent. François Fillon nous a expliqué que la priorité était la lutte contre l’islamisme, pas celle contre les Russes en Ukraine. Selon lui, la Russie « est une menace infiniment moindre que celle de cette idéologie pernicieuse qui prospère désormais sur une grande partie de notre territoire ».
Soutien total et immédiat de Marine Le Pen : « Je partage totalement l’avis de François Fillon : le fondamentalisme islamiste reste la première des menaces. » La droite et l’extrême droite ont toujours été fascinées par l’autoritarisme de Poutine et elles se retrouvent prises à leur propre jeu. Il leur faut alors trouver un ennemi fédérateur qui soit étranger à la culture européenne. L’islamisme répond à cette exigence.
D’autres sont tout autant empêtrés dans leurs contradictions et cherchent une issue de secours. Olivier Faure veut taxer les riches, mais cette fois pour financer l’effort de guerre ; et la Chine veut récupérer Taïwan tout en continuant de vendre sa camelote au monde entier.
Rares sont les dirigeants capables d’affronter deux difficultés simultanément, surtout quand elles contredisent leur idéologie. Quand un responsable politique hiérarchise les problèmes, c’est qu’il veut mettre sous le tapis ceux qui ne conviennent pas à sa doctrine. Parmi ceux qui aujourd’hui déclarent que la guerre en Ukraine n’est pas ta priorité, on en trouve qui soutenaient hier que la lutte contre l’islamisme n’était pas non plus la priorité.
Pour eux, des dangers bien plus graves que Poutine, nous menacent. Comme le pouvoir d’achat, le prix des pâtes, le prix de l’essence. Face à la guerre, tout devient dérisoire.
On est presque gêné de se plaindre de nos misères quotidiennes quand, à des milliers de kilomètres, d’autres se font déchiqueter par des obus parce qu’ils refusent de perdre leur liberté. Les guerres, celles d’Ukraine et d’ailleurs, reposent à chaque fois la question de la liberté.
Qu’est-on prêt à sacrifier pour ne pas tomber en esclavage ?
La question peut sembler excessive, mais autour de nous, certains sont déjà prêts à baisser les bras pour protéger leur confort intellectuel. Il a fallu batailler pendant des années pour faire comprendre la nécessité de combattre l’islamisme.
Combien d’autres années faudra-t-il pour convaincre du danger que représente un régime comme celui de Moscou ? Parce qu’il est toujours plus facile de dire « oui » que de dire « non ». De se soumettre que de se révolter. Car lorsqu’on décide de dire « non », c’est un choix sans retour où vous pouvez tout perdre, à commencer par la vie.
Quels sont les combats qui en valent la peine ? Quand on met dans la balance les avantages et les inconvénients d’une idéologie autoritaire, qu’il s’agisse de l’islamisme ou du poutinisme, certains font le choix paresseux de s’en accommoder.
Éditorial de Riss. Charlie Hebdo. 12/03/2025
Regardons la réalité en face: les russes n’ont tué personne en France, depuis 10 ans c’est plusieurs centaines de personnes qui ont été tuées par l’islamisme radical. Fillon sait visiblement mieux compter que Faure Glucksman ou Rousseau. Poutine ne menace pas la France, ni nos voisins. Tout le raffut fait par Macron et son frère Glucksman ne sert qu’à leur permettre d’exister malgré leurs échecs.