Concertation ultra-limitée…


Dessin d’Aurel


Propulsé premier ministre par défaut, François Bayrou a pour l’heure largement de quoi s’occuper, avec un contexte politique particulièrement complexe. Il lui faut dépenser deux fois plus en matière de défense « sans que les impôts soient augmentés », comme l’a demandé Macron, tout en tenant compte du surendettement français, qui rend la tâche encore plus ardue. Cependant, son rôle ne se limite pas uniquement à la question de la défense ; il doit également louvoyer sur les affaires sociales, naviguant habilement entre les différents intérêts et opinions au sein de l’Assemblée nationale. Ce défi est d’autant plus crucial, car il doit éviter à tout prix d’être éjecté de son poste, ce qui mettrait en question la stabilité de son gouvernement. Les attentes sont élevées et la pression est palpable, chaque décision ayant des répercussions potentielles négatives n’allant pas dans le sens bienfaisant pour la société française.

En l’occurrence, lui qui louait l’importance de ce conclave permettant la concertation entre les partenaires sociaux, vient de laisser échapper sans filtre un simple et très lapidaire « non ! ». Ce rejet abrupt, qui a surpris de nombreux analystes politiques, soulève des questions cruciales concernant l’évolution des politiques sociales en France. Avec son affirmation de refuser de fixer à nouveau l’âge de la retraite à 62 ans, François Bayrou constitue un quasi-casus belli, remettant en cause le consensus existant dans quelques formations politiques.
Pour autant malgré cette fronde, ces jours en tant que premier ministre, ne semble pas mettre en danger, dans l’immédiat, ce gouvernement.

Vue de l’extérieur, les tensions politiques à l’intérieur de la chambre des députés, paraissent gérées sans crise majeure. Est-ce bien la réalité ?


Michel


2 réflexions sur “Concertation ultra-limitée…

  1. bernarddominik 24/03/2025 / 8h43

    Ça m’a toujours paru évident que le seul but de Bayrou était de faire voter le budget. Il a été nommé pour ça rien que pour ça. Et donc il a fait semblant de céder sur les retraites pour tergiverser ensuite. Mais regardons les choses en face, l’accroissement de l’espérance de vie, la baisse du rapport actifs/retraités n’a que 2 solutions: baisser les pensions ou travailler plus. Tout le reste n’est que tourner autour du pot.

    • Libres jugements 24/03/2025 / 10h44

      Permet un commentaire sur un bout de ta phrase, Bernard, « baisser les pensions ou travailler plus »…

      Travailler plus est compliqué, car bien peu d’entreprises embauchent des seniors (ou offrent des tâches subalternes à moindre rémunération), les seniors devraient avoir les mêmes avantages qu’un jeune de 30 ans et la santé du senior le permettrait. Demander à un maçon de travailler jusqu’à 70 ans est irréaliste.
      Que ressentirais-tu si ta pension était réduite du jour au lendemain de 10 ou 15 % ? Penses-tu à ceux qui vivent avec un minimum vieillesse de +/- 800 € ?
      Pendant ce temps, le nombre de milliardaires en France augmente, tandis que les actionnaires s’enrichissent et les uns comme les autres, paient, en pourcentage moins d’impôts que les salariés. Enfin combien de montants de prestations sociales ne sont pas honorées…

      Cordialement. Michel

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