Entre Moscou et Téhéran, à été signé, le 17 janvier 2024, « un accord de partenariat stratégique » pour vingt ans, qui se veut « un contrepoids aux volontés hégémoniques de l’Occident ». Ce moment a été applaudi par les médias des deux nations, illustrant un rapprochement diplomatique considérable qui vise à renforcer les liens économiques, militaires et politiques entre l’Iran et la Russie.
L’accord stipule plusieurs domaines de coopération, notamment la technologie, l’énergie et la sécurité régionale. Il a notamment été question d’une aide militaire réciproque en cas de danger, rédigé en des termes plus que modérés : « Si l’une des parties subit une agression, l’autre ne doit pas prêter assistance à l’agresseur. »
De nombreuses analyses s’interrogent sur les implications de cet accord, qui pourrait transformer l’équilibre géopolitique au Moyen-Orient et en Eurasie. Les observateurs notent que, face aux sanctions occidentales, Téhéran et Moscou semblent chercher à solidifier leurs relations pour faire front commun contre des pressions extérieures. Le développement d’une telle alliance stratégique représente également un défi pour les pays occidentaux, en particulier les États-Unis et l’Union européenne, qui voient d’un mauvais œil cette entente renforcée entre deux de leurs adversaires géopolitiques.
L’Iran veut devenir une puissance nucléaire est-ce que l’accord prévoirait une certaine aide par Moscou ? Dans l’attente, Téhéran exprime son intention d’acquérir divers équipements militaires, tels que des avions de combat, des hélicoptères d’attaque, des missiles antiaériens, et plus encore. Ce rapprochement entre l’Iran et la Russie n’a pas été signé par hasard, quelques temps avant l’élection de Trump qui suppute une approche plus agressive de Washington, un risque pour sa sécurité nationale. Par conséquent, le soutien de Moscou pourrait être perçu comme un moyen de dissuasion.
D’autre part, Poutine avait une excellente raison de soigner son partenaire islamique. L’Iran, en tant que fournisseur abondant de drones kamikazes, joue un rôle clé dans le soutien russe à sa guerre en Ukraine. Ces drones, utilisés sur le terrain, non seulement renforcent les capacités militaires russes, mais illustrent également les liens croissants entre les deux nations face à une opposition commune aux puissances occidentales.
Un autre motif de cette belle amitié réside dans la position géopolitique de l’Iran, qui est un membre important de l’« Axe anti-Occident », aux côtés de la Chine, de la Corée du Nord et de la Russie. Ce bloc, souvent perçu comme une contre balance à l’influence occidentale, renforce les relations stratégiques entre ces pays.
Cela soulève des questions sur l’avenir de la sécurité au Moyen-Orient et sur le potentiel de conflits prolongés, alors que des nations comme l’Iran cherchent à renforcer leur position sur la scène internationale tout en naviguant dans un environnement politique en évolution rapide.
Mais l’Iran est affaibli. Ses amis du Hamas, du Hezbollah libanais, des milices chiites d’Irak, et le dictateur syrien Bachar-al-Assad, réfugié à Moscou, sont tous mal en point.
Seule filiale iranienne encore de quelque valeur : les Houthis du Yémen, qui continuent de s’en prendre aux navires de commerce occidentaux en mer Rouge.
Enfin, autre avertissement sans frais lancé à Trump : lors d’une visioconférence, le 21 janvier, Poutine et Xi Jinping ont annoncé que « leur coordination stratégique et leur soutien mutuel [atteindraient] les plus hauts sommets en 2025 ».
Article composite réalisé d’après divers infos médias