Il faut apprendre
à notre regard
à éclairer la vie
au moment où elle s’éloigne
Et pallie.
À la ramener
Entre nos mains émues
Afin que la musique de la terre
Et du vent
Annonce
Plus qu’une saison d’euphorie.
Se méfier des mots qui
En amour font des culbutes
Écrasent le raisin
Donnant aux choses
Le goût amer de l’habitude.
La couleur grise de la lassitude.
Ne mettre dans les mots
Que ce qu’ils peuvent porter.
Le reste, il faut le confier
Au silence et au regard
Quand les lumières du ciel
S’éparpillent dans la mer.
Tahar Ben Jelloun. Recueil « Douleur et lumière du monde ». Éd. Gallimard
J’aime ! Merci Michel. Tatchou 92 !