… certains seraient prêts à renouveler cette barbarie, comme si l’horreur passée ne suffisait pas. Ils veulent ignorer les leçons tragiques que l’histoire nous a enseignées, engendrant un cercle vicieux de violence et de souffrance. Les échos du passé résonnent encore, mais pour certains, le désir de vengeance ou de domination éclipse la sagesse et l’empathie, poussant ainsi l’humanité vers des abîmes déjà vécus. MC
Comprendre le passé, éclairer l’avenir.
Telle est la mission que nous lèguent les survivants de la barbarie nazie devenus passeurs de mémoire. Il y a 80 ans, jour pour jour, l’armée Rouge découvrait les immenses camps de concentration et d’extermination d’Auschwitz-Birkenau. 7 000 prisonniers y sont retrouvés entre la vie et la mort. 1,1 million d’hommes, de femmes, d’enfants y ont été exterminés parce que Juifs pour nombre d’entre eux et pour d’autres parce que Tsiganes, communistes, résistants, homosexuels… L’horreur de cette mécanique aux 6 millions de victimes, de l’industrialisation de la mort fondée sur l’antisémitisme et le mépris de l’humanité, découverte au fur et à mesure, résonne toujours avec cette force aujourd’hui face au négationnisme qui tente de gagner du terrain alimenté par les victoires de l’extrême droite à travers le monde. « Vous devenez maintenant nos témoins, comme nous, nous avons été les témoins et les victimes de ces atrocités. Vous devez faire preuve de tolérance et reconnaître le droit à la différence si vous voulez continuer à vivre dans un monde de paix. Je le répète, ne vous laissez pas entraîner sur la voie du racisme et de la xénophobie, c’est-à-dire de la haine de l’étranger. Elle conduit aux crimes les plus horribles.
Nous vous faisons confiance. Vous êtes notre avenir », prévient Esther Senot, déportée à Auschwitz en 1943, dans un appel lancé à la jeunesse.
Soyons dignes d’eux
Julia Hamlaoui.
Bonsoir et merci pour cette précieuse correspondance… Il y 20 ans, nous étions sur place, avec les élèves des classes de 3ème des collèges, du lycée pro et du lycée confessionnel de notre ville, une semaine après la visite de Madame Simone VEIL.
La plupart des jeunes n’avaient jamais pris l’avion, et chahutaient logiquement un peu, ils ont vite compris que les anciens combattants présents, et les bénévoles des associations étaient là pour les aider..
ils et elles ont vite trouvé nos mains, nos bras et notre soutien…Il faisait très froid, le sol était gelé, nous.. nous étions chaudement vétus, chaussés, gantés LIBRES… contrairement aux malheureuses victimes de cet holocauste… Le retour a été nettement plus calme. ça ne s’oublie pas..