Semaine ou le monde en ébullition, manifeste de violents soubresauts s’échappant du cœur des contradictions capitalistes.
Que le pouvoir soit contraint d’ouvrir un débat parlementaire sur le traité de libre-échange entre l’Union Européenne et les pays d’Amérique latine du Mercosur en dit long sur les bouillonnements actuels dont la face visible apparait avec les mouvements paysans. Mais pas seulement. 1800 communes en Europe ont voté des résolutions pour le rejeter.
450 organisations associatives et syndicales de toute l’Europe et des pays du Mercosur le combattent. Les déclarations des ministres à l’Assemblée nationale comme au Sénat sont révélatrices de leurs contorsions avec toujours en fin de phrase « en l’état ».
Ils font semblant de ne pas vouloir du traité « en l’état ». Or ces textes de liberté de circulation du capital et des marchandises sont mauvais fondamentalement. Ajoutons que la société Brésilienne a bien raison quand elle dénonce un traité « asymétrique « de type « colonial ».
L’organisation par Trump de son équipe est aussi très significative d’orientations qui, pour faire perdurer le capitalisme et l’impérialisme, ses dirigeants qui n’hésitent plus à prendre directement les manettes font basculer la politique dans un moment inconnu depuis la fin de la seconde guerre mondiale. L’attaque contre l’égalité des droits est violente et se répand jusque dans nos contrées.
C’est une part essentielle des tensions et de la crise profonde qui travaille notre pays. Nous assistons à une lutte de classes sans merci menée par les puissances industrielles, financières assistées de la commission européenne et des fonds financiers qui n’ont qu’un souci : prélever toujours plus de richesses issues du travail pour le transférer au capital.
Il est tout à fait symptomatique de voir le moulin à parole Attal, ancien socialiste parait-il, encore plus à droite que Michel Barnier et le parti LR lorsqu’il crie avec le grand patronat sur la « hausse des coûts du travail » quand le gouvernement demande de réduire très, très légèrement des exonérations sociales et fiscales à titre temporaire.
Peut-être que des millions de gens grâce aux efforts médiatiques des perroquets de la haute bourgeoisie s’aperçoivent encore plus clairement que la souveraineté politique s’évanouit dans les limbes des critères européens au service des marchés financiers ; On nous répète que ces marchés vont gronder si on ne diminue pas les services publics et qu’on ne restreint pas les droits sociaux à l’entreprise et à la retraite. La crise autour du budget de la nation est révélatrice d’une crise sociale, économique et désormais politique bien plus profonde.
La lettre du 29/11/2024. Patrick le Hyaric. Source (extraits-Lecture libre)
Je crois que P le Hyaric n’a pas bien compris. Avec 170 milliards de déficit sur un budget de 500 milliards il y a un gros problème, et avec 50% de la production nationale prise par l’état pour la santé les retraites et son fonctionnement l’augmentation du prélèvement de l’état est limitée, il faut donc diminuer les dépenses. Diminuer les salaires des fonctionnaires et les pensions des retraités? Baisser les subventions et les aides sociales? Déjà mes enfants m’ont dit « si on applique le programme de Melenchon on part l’une à Singapour les autres au Canada », et ils ne reflètent que les idées des ingénieurs médecins ouvriers très qualifiés et autres diplômés qui trouveront facilement du boulot ailleurs. Alors on a le choix entre une société où ne restent que les allocataires (avec quelles allocations?) ou une capable de redresser ses finances avec des mesures impopulaires mais nécessaires.
Chacune chacun est en droit d’admettre ou pas une analyse. C’est le cas pour l’écrit ci-dessus de Patrick le Hyaric.
La multiplication des avis – analyses, permet à tout à chacun de se faire une idée personnelle d’autant que ce genre de propos – que l’on respecte ou pas – ne seront jamais relayés dans les différents médias
Tu as tout à fait raison. Les médias présentent toujours le déficit face au PIB, mais cette présentation est trompeuse car le PIB ne dépend pas de l’état, c’est comme si avant de prêter une banque comparaissait le prêt au chiffre d’affaire de l’entreprise où travaille le salarié ! Le plus logique est bien de comparer le déficit au ressources de l’état (impots + taxes), et c’est là qu’on voit l’ampleur du problème. Les médias ne montrent pas la réalité, pourquoi? Tout simplement pour nous faire croire que tout va bien. Oubliant de nous dire quesi on doit passer par le FMI pour financer notre déficit, sa première exigence sera une baisse de 30% dessalaires des fonctionnaires et des pensions de retraite (comme en Grèce en Argentine en Uruguay…)
RBLAPLUME :
Je crois qu’il faudrait plus d’un commentaire pour répondre avec pertinence à Bernard.
Aussi, je vais me réfugier derrière un propos de synthèse de Warren Buffett :
Sur CNN le 19 juin 2005
« Il y a une guerre des classes, c’est un fait. mais c’est ma classe, la classe des riches, qui mène cette guerre et qui est en train de la gagner. »
Huma, publié le octobre 2012.
Il existe des variantes mais la philosophie du propos est la même.
Il y aura bientôt vingt ans que ces phrases ont été prononcées.
Traduisent-elles, encore aujourd’hui, la réalité ?
Je crois que oui.
Warren Buffett, homme d’affaires américain connu et reconnu.
Il faut réintroduire l’ISF quitte à contrarier ceux qui ont gagné, dans cette affaire et qui placent leur pognon à l’abri..!!
La rigueur ne doit pas uniquement reposer sur les salariés, les retraités, les patients, les sans emploi, les jeunes, les associations caritatives sur le terrain, qui appellent au secours aussi..tous vont voir leur pouvoir d’achat lourdement taxé…
De nombreux retraités qui avaient prévu d’entrer en EHPAD risquent de rester à la maison.. en espérant qu’il y ait un service d’accompagnement possible à proximité… Nous sommes à la veille de l’augmentation des impayés de loyers, des expulsions à la sortie de l’hiver, des coupures de courant, de renoncements aux soins dus à l’augmentation des cotisations mutualistes, de la hausse des prix de toutes les énergies et des transports, et des denrées alimentaires et on sanctionnerait en repoussant les augmentations de salaires et de retraites de 6 mois..
Au secours Saint Vincent de Paul… Espérons que l’hiver ne sera pas trop rigoureux.. Il y a déjà trop d’enfants et parents qui dorment chaque soir dans la rue à Paris…et ailleurs dans des caravanes..
Les collectivités sont aussi concernées, leurs politiques sociales tarifaires, les actions en faveur des jeunes (classes de découvertes, colos.. etc) des retraités…risquent d’être réduites et des équipements prévus reportés.
Maintiendront-ils l’âge de départ en retraite à 64 ans, contre l’avis de plusieurs groupes parlementaires… cela libérerait des emplois notamment dans les administrations qui travaillent à flux tendu…
Les salariés qui commettent des fautes sont sanctionnés.. que dire des gouvernements qui laissent filer…