Le « déclassé » Kohler

Inamovible secrétaire général de l’Élysée depuis 2017, Alexis Kohler a été le grand absent de la séquence que la France vient de traverser, en particulier lors des consultations politiques pour le choix du Premier ministre qu’Emmanuel Macron a menées seul.

Celui qui a longtemps été présenté comme le deus ex machina de l’Élysée a multiplié les coups de fil, mais souvent pour lancer des invitations sur lesquelles il n’a pas eu gain de cause.

 On l’a dit partisan de la candidature pour Matignon de Didier Migaud, le président de la Haute Autorité pour la Transparence de la Vie publique (HATVP), qui n’a pas été retenue.

« Cela fait un an que Kohler perd ses arbitrages », remarque un familier d’Emmanuel Macron qui énumère : « Il était contre la nomination de Gabriel Attal comme Premier ministre et de Rachida Dati à la Culture. Contre aussi celle de Catherine Vautrin à Matignon, mais Macron l’a quand même mise au ministère du Travail, en troisième position dans l’ordre protocolaire. »

Conséquence : le chef de l’État serait plus isolé que jamais depuis qu’il a aussi pris ses distances avec ses conseillers favorables à la dissolution.


Caroline Michel-Aguirre. Nouvel Obs N°3128. 05/09/2024


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