Considérations

Un été s’achève et n’augure au niveau de politiques sociales, rien de bon.

Si le monarque-président avait respecté le choix des électrices et des électeurs, le Smic serait déjà réévalué jusqu’à 1 600 €, une conférence sociale se préparerait sur la revalorisation de tous les bas salaires et des retraites, la transformation des emplois précaires en emplois stables et correctement rémunérés serait en discussion, la loi dès 64 ans imposée autoritairement serait remis sur la table pour un débat national sur les moyens de la geler, avant son abolition.

La rentrée scolaire serait moins stressante pour les enseignantes et enseignants qui seraient, avec les parents d’élèves, mobilisés pour un nouveau projet éducatif laissant derrière lui le tri social.


Autant d’idées qui durant l’été ont fait l’objet de mille discussions en famille et entre amis. Cette envie de renouveau ne s’éteindra pas avec les rayons de l’été.

Le monarque à la tête du front antipopulaire

Pourtant, le monarque s’est acharné à briser cet espoir. Il a organisé un été de confiscation sans trêve. Après avoir supprimé le gouvernement pendant tout l’été, voici qu’il choisit un premier ministre, membre du bureau politique du parti « Les républicains » mué en « droite républicaine » soit le parti n’a pas 50 députés à l’Assemblée nationale. Il est vrai qu’il reste majoritaire au Sénat.

Quel gage a-t-il fallu donner au RN/ FN pour qu’il accepte M Barnier : Plus de sécuritaire, plus de restrictions à l’immigration, plus de soumission aux injonctions de la commission européenne qui dans des documents non public réclame une réduction de crédits public de plus de 100 milliards d’€ autrement dit moins de moyens pour l’école et la santé, et la protection des forces de l’argent.

M. Macron brandit donc des bras d’honneur à la démocratie politique et au vote. Pour lui et sa caste, on peut bien voter comme on veut, à la condition essentielle que l’on « poursuive le politique pro-business » comme la dénommé son ami président du Medef.

Exactement le contraire de ce qu’une majorité de nos concitoyens ne veulent plus au point d’avoir réduit par les urnes, le parti du président au rang de minorité présidentielle.

Ils ont dit avec force qu’ils ne voulaient plus de la politique macroniste tout en refusant de donner les clés des ministères à l’extrême droite.

Le peuple peut voter. Mais ce sont les recommandations du « cercle de la raison » capitaliste qui doivent primer. Voilà, le sens de la propagande autour de la nécessité de placer des hommes « raisonnables » à la tête de l’État, c’est-à-dire des responsables politiques dont est sûr qu’ils n’égratigneront pas le système.


Dans ces conditions, les démocrates, les travailleurs devront plus que ne jamais s’unir pour agir de diverses façons. Les manifestations de samedi prochain en sont une étape comme les appels syndicaux pour le 1ᵉʳ octobre. Macron a engagé un bras de fer contre le peuple qu’il est censé représenter dans sa diversité.
Son niveau de désaveu et de contestation est inégalé comme le montre l’enquête publiée par nos confrères du Monde il y a quelques jours. Un élément significatif de cette enquête : 51 % des sondés sont désormais favorables à sa démission. Il s’agit là d’une donnée politique de capitale importance !


La lettre de Patrick Le Hyaric. Extraits (suivre le lien pour une lecture intégrale).


Une réflexion sur “Considérations

  1. bernarddominik 08/09/2024 / 21h10

    La France est ingouvernable et 51% des français l’ont compris et souhaitent la démission ou la révocation de Macron. Je ne sais pas où ce sondage trouve les 49% qui veulent garder Macron.

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