… a passé, l’herbe ne repousse plus. »
Les Insoumis, réunis pour une journée de festivités autour de l’auto-despote du parti LFI, entendent savourer leur unité !
Samedi [24/08/2024] Jean-Luc Mélenchon a interpellé les macronistes et la droite en leur demandant s’ils étaient prêts à ne pas voter la censure d’un gouvernement Castets SANS DÉPUTÉ INSOUMIS.
Dans les travées des Amfis – l’université d’été de La France insoumise (LFI) –, à Châteauneuf-sur-Isère près de Valence, rarement la base militante est apparue aussi soudée derrière la stratégie de ses cadres.
La purge des figures dissidentes du mouvement au moment des investitures pour les législatives anticipées est passée par là.
Picardie debout, le parti de François Ruffin, n’a plus sa tente au « village » du mouvement insoumis, pas plus que la Gauche écosocialiste (GES), dont l’un des dirigeant·es, l’ex-député insoumis Hendrik Davi, siège désormais dans le groupe écologiste à l’Assemblée nationale avec Clémentine Autain, Alexis Corbière, François Ruffin et Danielle Simonnet – qui ont créé un nouveau mouvement, L’Après. Les confrontations auront lieu ailleurs.
Au détour d’une conférence le 23 août où il a fustigé « l’autocrate » Emmanuel Macron, qui refuse toujours de nommer Lucie Castets à Matignon, Jean-Luc Mélenchon a réglé ses comptes une dernière fois avec ses anciens camarades, insinuant qu’ils fomentaient de longue date de créer « une association qui se chargerait de détruire les Insoumis de l’intérieur », et que le président de la République comptait bien sur ces remous internes au moment de la dissolution – un classique procès en trahison politique auquel adhèrent les militants.
Ceux-ci sont d’autant plus motivés à faire bloc avec leur direction que la dernière période est analysée comme ayant conforté ses choix stratégiques malgré la diabolisation du mouvement.
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Le succès (relatif) du Nouveau Front populaire (NFP) aux législatives anticipées et le rôle de LFI dans le bras de fer enclenché avec Emmanuel Macron pour faire nommer Lucie Castets à Matignon confirme aussi, aux yeux des militants, que le mouvement a pris une nouvelle dimension.
Ce 24 août, Jean-Luc Mélenchon a encore rebattu les cartes sur TF1 en s’adressant aux dirigeants macronistes qui refusent tout gouvernement du NFP qui comprendrait des ministres LFI : « Si le gouvernement de Lucie Castets ne comportait aucun ministre insoumis, vous engageriez-vous à ne pas voter la censure et à lui permettre d’appliquer le programme ? » Le camp présidentiel pourrait de ce fait être à court d’arguments pour refuser un gouvernement NFP. […]
La procédure de destitution d’Emmanuel Macron s’il ne nomme pas Lucie Castets à Matignon, brandie par les cadres de LFI, est unanimement soutenue – même si elle est irréaliste dans les faits. […]
En cas de gouvernement NFP, les Insoumis chercheront donc des majorités texte par texte et comptent sur la mobilisation de la société pour contraindre les députés non NFP de se rallier à ses propositions – sur les services publics, l’augmentation des salaires, etc.
Quitte à ce que le gouvernement ne tienne que quelques jours avant d’être censuré. « La gauche renoue avec la notion de rapport de force. On ne peut plus gentiment convaincre, face à une extrême droite violente aux portes du pouvoir. Il faut aussi compter sur le mouvement social et les mobilisations », affirme ainsi Sébastien Ramage, ex-candidat LFI aux législatives dans les Yvelines, qui attribue notamment le résultat du NFP à la mobilisation contre la réforme des retraites. […]
Mathieu Dejean. Mediapart. Source (extraits)
Note : Le positionnement de Jean-Luc Mélenchon et du parti La France Insoumise (LFI) est effectivement un élément central dans la dynamique actuelle de la gauche en France. Lors de cet événement, les Insoumis cherchent à renforcer leur unité autour de Mélenchon et de leur vision politique, ce qui soulève plusieurs questions sur la recomposition de la gauche.
D’une part, Mélenchon a su rassembler des électeurs autour d’un discours radical et d’une alternative à ce qu’il perçoit comme un système politique défaillant. Cette capacité à mobiliser des bases populaires et à fédérer des mouvements peut être vue comme une réponse à la fragmentation de la gauche en France, qui a souffert de divisions idéologiques et de rivalités personnelles.
D’autre part, le risque de jouer un jeu « dangereux » est réel. En se positionnant comme le leader incontesté d’une frange de la gauche, Mélenchon peut enfermer le dialogue avec d’autres composantes à gauche, comme le Parti socialiste ou des mouvements écologistes. Ceci pourrait accentuer la fracture au lieu de promouvoir la coopération nécessaire pour construire une alternative crédible face aux politiques de la droite et de l’extrême droite.
En somme, le positionnement de Mélenchon, oscillant entre le renforcement de son autorité et la nécessité d’une coalition plus large de la gauche, témoignent des défis complexes qui se posent à ce paysage politique. La question reste ouverte : cette stratégie sera-t-elle une fin stratège débouchant sur une nouvelle dynamique unifiée de la gauche, ou un frein à sa reconquête des électeurs ?
MC
LFI est sur la voie descendante, la dynamique NFP ne lui a pas profité. Son leader a fait le vide autour de lui ne gardant que le terne Bompard. LFI survivra t elle à Mélenchon ?
Quel gâchis, quel dommage… autant JLM pouvait se montrer sympathique, souriant, autant il est devenu insupportable depuis son dernier échec aux présidentielles, en attribuant la responsabilité à Fabien ROUSSEL… Le comportement malvenu de ses troupes dans l’hémicycle de l’AN n’avait rien de représentatif.. ils n’étaient pas à la Foire du trône, ni au cirque…heureusement ils se sont assagis..