… à ces bruits de couloir ? Restons prudents !
Corruption privée, corruption d’argent public, corruption passive… il y a à boire et à manger dans le dossier qui occupe le Parquet national financier (PNF) depuis les révélations du « Canard » (5/4/23) au sujet du député Hubert Julien-Laferrière.
Cet élu lyonnais, militant multiparti passé de l’écologie à Macron en enjambant la Nupes, était placé en garde à vue le 24 juillet au PNF.
Car les limiers se demandent jusqu’où son mandat de député et ses prises de parole devant l’Assemblée ont pu favoriser les positions de son copain Jean-Pierre Duthion, pro du lobbying en tout genre.
Dans ce dossier, aucune profession n’est écartée puisque le journaliste Rachid M’Barki, qui officiait pour la très sérieuse BFMTV (avant d’être débarqué, après des échanges de petites coupures dévoilés par Mediapart), a avoué, en garde à vue lui aussi, avoir palpé de la fraîche pour causer à l’antenne, nuitamment, de sujets liés à divers intérêts en Afrique ou au Qatar.
Du Burkina Faso au Bénin, M’Barki était fort bien informé sur toutes sortes de sujets : au Bénin, sur l’opposante Reckya Madougou et, au Qatar, sur les dossiers portés par les amis de Nabil Ennasri, copain de cantine du camarade Duthion.
L’avocate d’Hubert Julien Laferrière, interrogée par le journal « Le Monde » (26/7), met en lumière les « interventions citoyennes » de son client, qui auraient eu pour seul moteur la « défense des droits humains à l’étranger ». Car il aurait œuvré en faveur des employés bossant pour la Coupe du monde de foot au Qatar. Aujourd’hui, le député assure se dévouer uniquement à une « passion secrète », la protection des grands singes du Burkina.
Pas sûr qu’ils paient aussi bien que le Qatar, mais merci pour eux !
Article signé des initiales L G. Le Canard enchaîné. 07/08/2024
Encore et toujours la corruption de nos élus.