Échafaudage de théories…

l’ensemble des médias droitiers scrute la moindre virgule dans les discours des organisations politiques de la gauche… si c’est la « bonne » guerre médiatique, l’ensemble de la population n’est absolument pas dans l’obligation de souscrire béatement à ces théories. MC

Volontiers surjoués, les désaccords stratégiques entre le PS et LFI pour Matignon illustrent en réalité les questions centrales qui vont animer la gauche jusqu’à la prochaine présidentielle.

Billard à trois frondes. Le Nouveau Front populaire connaît ses soubresauts les plus violents depuis sa création en urgence pour les élections législatives anticipées. Alors que les partenaires de la gauche doivent être reçus par le président de la République à l’Élysée, vendredi 23 août, en compagnie de Lucie Castets, les voici qui montrent des signes de divisions inédits.

Comme au temps de la Nupes, c’est une initiative solitaire de la France insoumise qui a mis le feu à la plaine en cette mi-août. Quelques jours après avoir souscrit à la main tendue de Lucie Castets à la droite et au centre, les dirigeants du mouvement mélenchoniste menacent désormais Emmanuel Macron d’engager une procédure visant à le destituer s’il refuse de nommer leur candidate à Matignon.

Une hérésie, pour plusieurs élus à gauche. Et de quoi creuser des lézardes profondes et durables ? Pas si sûr, tant les dissensions stratégiques, volontiers surjouées, permettent aux socialistes et insoumis, les deux composantes majeures de la coalition, de pousser leurs propres pions. Notamment pour 2027.

Car derrière ces acrimonies autour de la course à Matignon, se joue aussi l’avenir de la gauche, toujours tiraillée entre sa frange radicale, et les sociaux-démocrates plus modérés.

En mettant sur la table l’option de la destitution, la France insoumise veut effectivement garder la main sur la palme de l’opposition la plus farouche à Emmanuel Macron. Quitte à vanter une mission quasi-impossible (il faudrait le soutien de la droite à l’Assemblée et au Sénat pour destituer le président de la République) et à s’attirer les foudres de ses principaux alliés. Du « Mélenchon pur jus », commente ainsi le député socialiste Jérôme Guedj, jadis proche de l’insoumis en chef, désormais très critique à son égard.

[…]

Le coup d’après

2027, dans toutes les têtes ? Force est de constater que la gauche modérée ne vise pas vraiment autre chose. […]

De nombreuses questions vont continuer à structurer la vie du Nouveau Front populaire pour les prochains mois : comment gouverner ? Avec qui ? Sur la base de quel programme ? Dans la coalition, on en vient à douter de l’envie des mélenchonistes de prendre le pouvoir dans les conditions actuelles. […]


Anthony Berthelier. Huffington Post. Source (extraits)


2 réflexions sur “Échafaudage de théories…

  1. bernarddominik 22/08/2024 / 9h28

    Il manque plus de 100 députés au NFP pour avoir une majorité. Il ne peut les trouver que chez Macron qui lui même compte séparer le PS du NFP. Dans cette perspective la seule solution est la destitution de Macron. Et c’est bien là qu’on voit que le NFP est une alliance impossible, le PS n’est pas prêt pour la présidentielle et veut temporiser jusqu’en 2026, ce qui revient à accepter un gouvernement de gestion des affaires courantes pour 2 ans. Le front républicain a fait voter la gauche pour la droite libérale, et les journaux de gauche et de droite libérale n’ont pas manqué de comparer le RN au NSDAP et donc MLP à Hitler, pourtant les exemples ne manquent pas du pouvoir donné à l’extrême droite en Autriche en Italie et la démocratie n’y a pas été détruite. Le front républicain a seulement eu pour effet de donner le pouvoir à une minorité du centre, le RN c’est 37% des électeurs, le NFP et le centre 25% chacun. Macron c’est la continuité du giscardisme le déficit en plus, et bien que les français aient voté contre il vont le garder 2 ans.

  2. tatchou92 22/08/2024 / 13h28

    Il y a certes les dirigeants, mais surtout et d’abord l’électorat.. qui commence à en avoir ras le bol !
    On est ensemble, ou on ne l’est pas, et chacun doit respecter l’autre… si on veut vraiment que la candidate commune accède au poste de Premier Ministre et que les voix suivent…
    La bataille des futures présidentielles serait-elle déjà dans les têtes pensantes ?

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