Ce que j’aime le plus au monde
Et je le dis sans nulle honte
C’est d’avoir pour licou tes cuisses
Et sucer happer dévorer
La touffe à odeur sous-marine
Où dort un moineau minuscule
Que je réveille en le léchant
Comme une chatte son petit
Jusqu’à ce que gonflant ses plumes
II jaillisse lisse d’écume
Vers le long col de cygne tremblant
Au centre de mon corps content
Alors tous les deux exultant
Bec à bec s’en donnant à l’aise
Se prenant et se reprenant
Chantent la plus grande liesse
Qu’invente un dieu pour ses amants.
Anthologie de Marcel Béalu. Recueil de poésies érotiques. Éd. Seghers