Monsieur Patrick DRAHI fait partie des personnalités reconnues et encensées par la presse économique sans oublier les médias généralistes importants de ce pays.
Dettes des entreprises de M. DRAHI : plus de 60 milliards de dollars (54,5 milliards d’euros), dont 24,2 milliards d’euros pour la seule entité Altice France.
Les milieux financiers s’inquiètent particulièrement les agences de notation. Les syndicats le sont aussi. Dans l’histoire du groupe, les licenciements ont été nombreux.
La fin du groupe CASINO, dirigé par M. Charles Naouri, ne peut que nourrir que de sombres pensées. Vivendi avec M.Messier, au début des années 2000, CASINO, hier et demain peut-être M.DRAHI.
C’est pas mal pour ce capitaine d’industrie.
A titre de comparaison, la S.N.C.F (Société Nationale des Chemins de Fer Français créée en 1937) a une dette en juin 2024 de 24 milliards €.
Que n’a-t-on pas écrit ou dit sur cette entreprise de Service public ?
Malgré leurs efforts pour l’affaiblir ou la démanteler, cette vieille entreprise est toujours là.
La machine SNCF demeure un outil de la plus grande importance dans le maillage économique de notre pays. Même si le Fret est en perdition par manque d’investissements et de bonne gestion, la SNCF est sollicitée par les élus des régions pour être présente partout avec efficacité et ponctualité.Les salarié(e)s, les vacanciers, les retraité(e)s, les jeunes, les citoyens et citoyennes savent que la SNCF est indispensable à la vie de ce pays.
Son changement de Président par décision présidentielle en dit long sur la détermination à la faire disparaître à terme. Dans ce dessein funeste, les directives européennes sont aussi à l’œuvre en voulant ouvrir à la concurrence aussi bien dans le fret que pour l’offre faite aux voyageurs. Ceux-ci sont devenus des clients et non plus des usagers. Le système des tarifs est là pour rappeler les transformations entreprises depuis des décennies.
La métamorphose se poursuit pour le statut des cheminots qui perdent petit à petit leurs spécificités. Ainsi, cette profession devient de moins en moins attractive et le manque de personnes de grande spécificité se fait cruellement sentir dans la disponibilité des trains et la maintenance des machines ou des voies ferrées !
Cette entreprise, datant de 1937, doit être modernisée et protégée des prédateurs financiers et autres.
La Société Nationale des Chemins de Fer Français, c’est un bien précieux qui est à la propriété à ceux qui n’ont rien. C’est un bien commun !
Rlaplume
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Ne mélangeons pas tout. Mr Drahi a construit sa fortune sur sa capacité à convaincre des investisseurs de lui prêter avec des promesses de rendement important. Toute sa fortune est basée sur des emprunts et de la cavalerie. Il a en effet emprunté pour rembourser, ce qui est risqué, car ce n’est que reporter le problème en payant des intérêts sur les intérêts.
Pour moi, c’est un escroc légal.
La SNCF au temps où elle était un service public, faisait surtout des pertes, de plus son système de retraite, avec une baisse drastique du personnel cotisant, due aux fermetures de lignes et abandon du fret, a plombé ses comptes. Ce n’est que maintenant où l’abandon du service public pour faire payer non le prix du voyage, mais profiter de son monopole pour faire payer en fonction de la demande, et la diminution du nombre de retraités, qui ont permis à la SNCF de faire du bénéfice.
Mais elle se trouve devant un problème : au lieu de rembourser ses dettes et se donner les moyens d’investir, l’actionnaire principal, l’état, réclame des dividendes, pour faire face à son trou budgétaire.
Oui, on veut des trains, mais payer en fonction du nombre de kilomètres parcourus, pas du nombre de billets vendus.
La SNCF doit redevenir un service public, avec un service minimum garanti, avec des prix uniques au km, avec des aides pour maintenir les liaisons non rentables, le projet initial de renationaliser les autoroutes visait à mettre les bénéfices dans le ferroviaire, le prix sur les autoroutes devrait être modulé en fonction de la vitesse et du poids du véhicule, ça dégageait des ressources pour le train.
Je partage cette analyse. Encore faut-il que les responsables politiques agissent dans l’intérêt général. Ce qui n’est pas le cas, depuis plusieurs décennies. Mais lorsque l’on condamne des entreprises publiques pour déficit ou endettement excessifs ( parfois ces situations sont voulues) sans prendre en compte leurs impacts non monétarisés, on fait de l’idéologie. Celle-ci sert l’un des fondements du système : comment s’enrichir personnellement au détriment du plus grand nombre !
On socialise les pertes et privatise les profits.