… ce sera [pas] toi le chat… Calcul perso, un sale concept politique !
Qui a dit qu’en France : « nous avions la gauche la plus bête qui soit »…
Si la gauche met autant de temps à trouver un accord pour Matignon, c’est que la coalition est traversée par des visions divergentes d’un gouvernement condamné a peu duré et l’épée constante de m’sieur Damoclès, via une motion de censure très aléatoire.
Avec Laurence Tubiana, les socialistes envoient des signes d’ouverture au camp présidentiel, que les Insoumis refusent.
Neuf jours que le Nouveau Front populaire (NFP) est arrivé en tête des élections législatives anticipées après la dissolution provoquée par Emmanuel Macron. Neuf jours pendant lesquels les dirigeants de la gauche n’ont pas réussi à se mettre d’accord sur un nom pour Matignon ni sur un gouvernement.
Alors qu’Emmanuel Macron a accepté la démission du gouvernement de Gabriel Attal mardi 16 juillet 2024, et que l’Assemblée nationale fait sa rentrée jeudi 18 juillet, le NFP est-il vraiment prêt à gouverner ou au bord de la fracture ?
Gouverner, mais pour combien de temps, pour faire quoi… et avec qui ?
Comment ne pas décevoir celles et ceux qui ont mobilisé et attendent des mesures qui changent enfin la vie ?
Pour Najat Vallaud-Belkacem : « Nous n’avons pas le droit d’échouer » ancienne ministre socialiste exhorte la gauche à trouver une candidature commune au poste de premier ministre, capable de rassembler son camp tout en construisant des majorités au-delà de ses rangs. « L’échec est un luxe que nos électeurs ne peuvent se permettre », dit-elle à Mediapart.
« C’est l’avenir du pays qui se joue. […] Si le NFP [Nouveau Front populaire] n’est pas à la hauteur de la situation, les choses peuvent se renverser très, très vite. Si le NFP n’est même pas capable de proposer un gouvernement, une trajectoire rapidement, tout ce qu’on a toutes et tous fait va tomber comme un château de cartes. »
Sophie Binet la secrétaire générale de la CGT a exhorté les dirigeantes et dirigeants des partis de gauche à proposer « un nouveau gouvernement […] sur une politique de rupture à la politique économique et sociale d’Emmanuel Macron ».
« La nuit porte conseil, ajoute-t-elle, espérant un nom de premier ministre d’ici la fin de la semaine. Il faut que chacun y mette du sien pour trouver des solutions qui rassemblent. »
« Que chacune et chacun laisse de côté ses intérêts partisans et personnels, exhorte la dirigeante syndicale. Ça joue dans tous les sens au sein de la gauche, à droite, au centre, mais les électeurs n’iront pas dans le détail. Ils vont tous se faire balayer par l’extrême droite s’il n’y a pas là un nouveau gouvernement qui sort sur une politique de rupture à la politique économique et sociale d’Emmanuel Macron. »
« Incompréhension », « consternation », « dégoût », « ridicule », « inquiétude »… À chaque sympathisant de gauche son sentiment, mais tous partagent la même exaspération. Comédien de premier plan ou intermittent du spectacle précaire, fonctionnaire territorial ou avocat, pigiste ou militante féministe, ils ne décolèrent pas.
Dix jours que les négociations traînent au sein du Nouveau Front populaire (NFP) ; dix jours que la coalition étale ses fissures au grand jour sans répondre aux aspirations unitaires du peuple de gauche ; dix jours que l’alliance laisse les mains libres à Emmanuel Macron pour bafouer le verdict des urnes. Depuis que le NFP est arrivé en tête des élections législatives, les partis s’avèrent incapables d’avancer une candidature commune pour la fonction de premier ministre. Au grand dam de leurs électeurs.
Qui est fautif LFI/les Écologistes – Mélenchon, ou le PS/PCF, etc – Faure.
Le groupe présidé par Laurent Wauquiez avance sur un « pacte législatif » avec la Macronie. Gérald Darmanin trouve l’option intéressante.
Le contraste est saisissant. Non seulement en raison de la taille des effectifs, arithmétiquement en faveur de la gauche au Parlement, mais au regard des gains potentiels que la droite pourrait obtenir de sa position. Alors que le Nouveau Front populaire ne cesse de se déchirer sur son incarnation à Matignon, attirant automatiquement la lumière médiatique, la droite menée par Laurent Wauquiez à l’Assemblée avance ses pions mezzo voce, peaufinant un « pacte législatif » qui sera bientôt proposé à la Macronie.
Dans Le Figaro, le député de Haute-Loire a posé les premiers jalons de ce plan, qui pourrait donner de l’air à un bloc central penchant à droite asphyxié entre la gauche et le Rassemblement national. « J’assume mes responsabilités : nous ne laisserons pas la France insoumise prendre le pouvoir », a-t-il déclaré, précisant que ce pacte vise à « débloquer la France dans les 100 jours ». Une sorte de programme resserré, qui place en haut de la pile de ses priorités « la revalorisation de la France du travail », via une baisse des cotisations patronales
Article composite. Une sélection de différents médias.
De toute façon se posera au NFP la question des 109 députés qui lui manquent pour échapper à la censure ou simplement faire voter ses lois. La droite a le même problème et elle est face à 2 choix : alliance avec le RN ou avec la gauche, car sans le RN la droite et le centre sont dans le même cas que NFP, Marine Le Pen se frotte les mains. À moins que Macron démissionne avec retour aux urnes. Le front républicain a sauvé le NFP et la macronie du RN, mais ne permet pas de gouverner.
Oui, la démission du Président peut être une hypothèse « après moi les mouches » maintenant, débrouillez-vous…
Le grand gagnant ne serait vraisemblablement pas le NFP, mais son adversaire déjà dans les starting blocks.
Merci qui ?