Oui les amis, je sais, on est dimanche et je viens vous casser les pieds avec la politique.
Désolé, mais la situation est vraiment dramatique. Maintenant, il faut absolument tout entreprendre pour se sortir de cette situation… MC
Mise en garde dans cette période trouble : tous les articles « postés » — jusqu’au jour du 2ᵉ tour des législatives —, ne le sont-seront qu’au titre de l’information plurielle et n’engage pas l’administrateur du blog.
La sélection d’articles doit servir à éclairer, analyser les différences dans les programmes proposées par les partis se présentant. Ils devraient permettre de décanter, comprendre les affirmations de chacun engageant la France, pour les trois années prochaines. D’autre part, chacune-chacun à le devoir citoyen (dans cette ambiance délétère), de prendre position en allant voter, mais également d’inciter toutes personnes côtoyées de se rendre dans les isoloirs afin d’éviter l’abstention. L’abstention « profite » aux candidat-es, arrivé-es en tête.
MC
Alerte ! Un duo maléfique nous étouffe. Il prive la démocratie de son oxygène. Il est en mission pour sauver le système. Sauver une Union européenne conçue pour les puissances d’argent, alignée sur les États-Unis, roulant comme un bulldozer, sur les droits sociaux et démocratiques, et le droit à l’environnement. Le duo agit au grand jour désormais. Tantôt Bardella-Attal, tantôt Macron-Le Pen. Ensemble, ils créent un écosystème où ils se nourrissent l’un, l’autre.
L’extrême droite qui durant une quarantaine d’années a servi de repoussoir pour maintenir de fidèles mandataires du capital au pouvoir est dorénavant en passe de devenir elle-même fondé de pouvoir du grand capital dans la plupart des pays européens en lieu et place de ses géniteurs.
La nourriture politique de ces extrêmes droites se trouve dans le terreau en décomposition politique, le saccage des conquis sociaux et démocratiques et de la réactivation des réflexes racistes dans des pays héritiers d’une vieille histoire de domination et de colonisation. La désignation de « l’étranger » comme responsable de tous les maux sert précisément à détourner les regards du véritable responsable des souffrances populaires et des crises : le capitalisme globalisé.
À l’instar de Berthold Brecht nous ne saurions trop que conseiller d’apprendre à voir plutôt que de rester les yeux ronds face au désastre possible.
Combattre le dégoût et l’abstention dans les classes populaires implique un débat et des initiatives politiques audacieuses, de haut niveau pour faire voir et repousser le piège anti-démocratique tendu par ce dangereux rétrécissement du débat public.
Nous sommes entrés dans une phase ou l’appareil d’État, le complexe médiatique et sondagier, une partie du système policier sont aujourd’hui utilisés pour mettre en scène le duel avec l’extrême droite.
Il est de notoriété que La ligne de conduite du rassemblement national guidera les députés en réfutant en priorité les droits des femmes, détricotant une nouvelle fois toutes les avancées sociales, et pour protéger les grandes fortunes, les détenteurs de capitaux et la rente, contre des décisions favorables à l’environnement, contre le droit d’asile, pour la mise au pas de la justice et de la presse.
Leur objectif est de formater la construction européenne dans le cadre de nationalismes capitalistes menant la guerre sociale contre les travailleurs et soufflant sur les braises de la guerre militaire. Chaque citoyen, chaque travailleur, chaque retraité qui utilise le bulletin du RN/FN se tirent, souvent sans même le savoir, une balle dans le pied. Le nationalisme qui porte en lui le repli, le rejet de l’autre, s’oppose frontalement aux exigences de coopération, d’alliances ; d’engagement commun pour faire face aux fracas du monde, aux rapaces de la finance, du numérique et de la militarisation, aux dérègleurs du climat.
La progression des extrêmes droites au Parlement européen peut avoir comme conséquence, l’accélération de la fusion des droites ou un consensus renforcé entre la droite du parti populaire européen et Renew avec les sociaux-démocrates pour conforter les politiques austéritaires et atlantistes. Dans les deux cas, les travailleurs, les jeunesses seront perdants.
Les démocrates, les progressistes, les syndicalistes, les militants des droits humains, les associations ont donc la lourde responsabilité de ne pas laisser les citoyens s’enfermer dans la tenaille Macron-Le Pen.
Laisser-faire, c’est ouvrir les portes d’une catastrophe d’autant plus grave que le pouvoir ne se contente pas d’organiser ce « mauvais duo ». Il reprend aussi des parties de la partition de l’extrême droite quand ils votent ensemble, la politique agricole commune ou le pacte asile-immigration – que Macron juge insuffisamment ferme.
Ce même pouvoir, qui à Bruxelles, a voté contre la directive sur le devoir de vigilance des entreprises qui devait obliger les multinationales à « corriger leur impact négatif sur l’environnement et les droits humains » ou la directive sur les plates-formes numériques censée améliorer les droits des travailleurs de celles-ci. Ce pouvoir qui veut faire une sérieuse entaille dans le droit du sol et prépare le terrain glissant de la préférence nationale dans la loi immigration votée par Le RN/FN.
Dans un tel contexte, les responsabilités des forces de gauche et de l’écologie politique sont immenses. Se vautrer dans le sol boueux de vaines polémiques, des insultes, et des ressentiments désespère et nourrit une abstention qui fait monter les piles de bulletins d’extrême droite dans les urnes. Aucune force de gauche et de l’écologie ne profite de l’affaiblissement de l’autre. Surtout, c’est le monde du travail et de la création qui a plus que jamais besoin d’être protégé et de disposer de forces politiques pour ouvrir un processus de transformation sociale, écologique et démocratique.
Dire cela ne signifie pas qu’il faudrait couvrir d’un voile trompeur les différences et les divergences. Il y en a sur l’OTAN, la nature de la construction européenne, la sortie ou non du capitalisme, l’énergie. Mais il y a aussi tous les dévouements et les luttes communes pour l’amélioration du sort des travailleurs, la défense et le renouveau de la République, les combats pour une Europe sociale, solidaire, écologiste, féministe, antiraciste, anticolonialiste, pour une autre politique agricole commune, pour assécher les paradis fiscaux, une autre répartition des richesses, la promotion des services publics.
C’est si vrai que durant la législature qui se termine, sur les 14 910 votes au Parlement européen, dans 80 % des cas les députés de gauche et écologistes français ont voté de la même façon. Une proportion identique lors de la précédente législature.
Cultiver, mobiliser, convaincre, donner le goût des urnes devrait être notre œuvre commune.
L’initiative unitaire et européenne des syndicats, contre l’extrême droite doit être saluée. Les marches et actions unitaires qui germent un peu partout à l’initiative d’associations et de citoyens, d’actrices et d’acteurs de la culture doivent être soutenues.
Le temps presse, car :
- Qui ne sent pas le souffle odorant et rauque du monstre derrière sa nuque ?
- Qui ne voit s’affaiblir les palpitations du cœur de la démocratie ?
- Le sursaut est vital. Il est tout à fait possible !
En grande partie article réalisé d’après un texte de Patrick Le Hyaric. « La lettre – 15/06/2024 ». Source (de l’original, Lecture libre)
A vrai dire on a le choix entre la ruine économique la ruine politique et la destruction de notre pays. Beau choix en vérité.
Être contre tout n’est pas une solution d’autant que comme tout à chacun Bernard, tu es bien content de profiter de la société à divers stades.
Il y a au moins la volonté d’essayer à travers les propositions de programme de quelques-uns de faire quelque chose d’autre que subir la société voulue par Macron et compagnie.