Retour rapide…

sur le débat Attal-Bardella…


Nous venons d’assister à une grave manipulation politicienne et électorale visant à étouffer tout pluralisme et surtout toute alternative à l’Europe du capital.

  • Comment le service public de la télévision peut se prêter à une telle opération ?
  • Qui a donné l’ordre d’organiser ce débat prétendument sur les enjeux européens avec un seul candidat à ces élections ?
  • Ajoutons que l’initiative est particulièrement désobligeante et humiliante pour la première de liste du parti présentiel [Valérie Hayer] effacée pour l’occasion au profit du Premier ministre.

Les deux partis présents votent par exemple ensemble la politique agricole commune [PAC] qui favorise les grosses exploitations ou la même loi dite « immigration ».

Attal prétend combattre l’extrême droite, mais il aurait dû nous dire si ses alliés libéraux néerlandais qui ont conclu un accord de gouvernement avec le parti d’extrême droite « le parti pour la liberté » (PVV) de G Wilders vont continuer à être membre du groupe Renaissance du Parlement européen que préside Valérie Hayer.

L’injonction consistant à demander si on est pour ou contre l’Europe veut absolument faire cacher l’alternative possible d’une autre construction européenne coopérative ou les peuples et les travailleurs soient associés, solidaires et souverains dans la cité comme au travail.

Le souverainisme d’extrême droite n’est qu’une version politique d’un capitalisme national qui poussera tout autant à la guerre de tous contre tous que les orientations européennes et gouvernementales de soumission permanente aux intérêts du capital national et transnational.

C’est dans ce faux choix que les tenants du système et leurs mandataires politiques et médiatiques ont décidé d’enfermer les électrices et les électeurs dans tout l’espace européen. Il faudra déjouer ce piège le 9 juin 2024.

Sortir de cette tenaille mortifère devrait conduire les travailleurs et travailleuses comme la jeunesse de tout l’espace européen à s’organiser dans un front large européen pour le progrès social, environnemental et démocratique.


Allez éternuer ailleurs, nous nous irons voter – Tant que nous sommes en démocratie, c’est notre devoir de nous exprimer —  mais notre vote n’ira ni à l’un ni à l’autre, à celui qui offre une Europe des peuples qui mettra la société à l’abri de l’attractivité économique libérale… MC


2 réflexions sur “Retour rapide…

  1. tatchou92 25/05/2024 / 18h57

    Un véritable scandale, une ignominie, que n’aurions nous entendu et lu, si un tel outrage à la démocratie s’était produit sous un gouvernement de Gauche ???
    On comprend mieux pourquoi les agents du Service Public de Télévision sont en action actuellement.. Solidaire de leur action, de leur résistance.

  2. rblaplume 27/05/2024 / 11h06

    OUI, allez voter est d’abord un devoir moral car des hommes et des femmes ont lutté pour obtenir ce droit. 1848, pour les hommes. De plus, les femmes l’ont depuis peu : 1944 pour l’obtenir et 1945 pour l’exercer !

    D’autre part, il ne sert de se plaindre de n’être rien si l’on se réfugie dans l’abstention.

    Les pouvoirs ont toujours aimé ceux et celles qui préfèrent renoncer à leurs droits.
    La palette des possibilités lors du jour du structin :
    1.bulletins nuls
    2. bulletins vierges donc blancs qui ne sont pas pris en compte dans le total des bulletins nuls. Ils ne sont pas pris en compte dans les suffrages exprimés.
    Mais ils sont comptabilisés et annexés au procès-verbal. Les pouvoirs successifs les prennent en compte dans leurs analyses des structins ainsi que les partis politiques. C’est donc un geste politique.
    3. enveloppe vide est considérée comme un bulletin blanc
    4. choix des candidats.
    5. l’abstention qui est aussi qualifié de geste politique.

    Je sais que le strutin du referendum du 29 mai 2005 portant sur le traité établissant une Constitution pour l’Europe n’incite pas à croire que leurs votes ont une légitimé démocratique bien que la légalité du structin ne souffre aucune ambiguité !
    Sous la Présidence de M. Jacques Chirac.

    La question posée pour mémoire :
    « Approuvez-vous le projet de loi qui autorise la ratificationdu traité établissant une constitution pour l’Europe ? »

    Résultat du structin
    Inscrits 41 789 20
    Votants 28 988 30 soit 69,33 %
    Blancs et nuls 730 52

    OUI 45,33 %
    NON 54,67 %

    Soit 2 641 238 voix de plus que le « OUI »

    On connaît la suite !

    Le traîté de Lisbonne est créée pour remplacer ce traité constitutionnel. Son texte est approuvé par le Conseil européen de Lisbonne, le 19 octobre et signé le 13 décembre 200, sous la Présidence de M Nicolas Sarkozy. Ce traité est entré en vigueur le 1er décembre 2009.

    Le Conseil européen est une institution de l’Union européenne qui réunit les chefs d’état ou chefs de gouvernement.

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