L’hôpital public n’a vraiment pas la cote : même l’ex-ministre de la Santé ne veut plus y mettre la blouse !
À ses locaux vétustes et son personnel rincé, Olivier Véran préfère le chic de la Clinique des Champs-Elysées. Le temple du Botox parisien le forme à la médecine esthétique, révèle « Le Figaro » (18/3), avant de l’embaucher cet été pour dérider des fronts, liposucer des fessiers et pratiquer la chirurgie réparatrice.
Un plan de carrière que le député de l’Isère a établi lors de vacances à Miami, après avoir été remercié du gouvernement en janvier. Pourquoi ne pas reprendre son activité de neurologue ? « La discipline a trop changé à ses yeux. Il craignait aussi une relation avec les malades biaisée par son passé de ministre de la Santé », note le quotidien. Surtout, le médecin a un nouvel idéal dans la seringue : il veut « aider des gens à se sentir mieux dans leur peau » en l’améliorant.
Le groupe qui l’aide à se reconvertir et inaugure un centre par mois depuis juin 2022 a bâti sa réputation grâce aux lèvres pulpeuses des stars de la téléréalité, à ses « épaississements du pénis » pour 4500 euros et à ses « amplifications du point G » à 1500 euros seulement. La dirigeante, Tracy Cohen, souhaite, dit-elle, « notabiliser » la médecine esthétique avec un ancien ministre de la Santé.
C’est comme si c’était fait.
Article signé des initiales F. R.-G. Le Canard enchaîné. Le 20/03/2024
La déchéance d’un ex ministre.
Sans oublier l’imbécilité de tous ceux qui passent sous le bistouri pour ces futilités « esthétiques ».