Je te salue, ô vermeillette fente,
Qui vivement entre ces flancs reluis ;
Je te salue, ô bienheureux pertuis (2),
Qui rends ma vie heureusement contente.
C’est toi qui fais que plus ne me tourmente
L’archer volant qui causait mes ennuis
T’ayant tenu seulement quatre nuits ;
Je sens sa force en moi déjà plus lente.
Ô petit trou, trou mignard, trou velu,
D’un poil follet mollement crêpelu,
Qui a ton gré domptes les plus rebelles,
Tous verts galants devraient pour t’honore
À beaux genoux te venir adorer,
Tenant au poing leurs flambantes chandelle
Ronsard — Recueil : « Sonnets d’amour et autres poèmes. » Éd. Flammarion
- Sous ses initiales L. M. F. (titre original), se cache : « La Motte des Femmes ».
- Pertuis – passage, trou