Bardella en pré-campagne pour les européennes, dans les antilles…
… a été interviewé par Barbara Olivier-Zandronis, la radio guadeloupéenne RCI, sur les questions qui intéressent particulièrement les Antilles : la reconnaissance du crime d’écocide lié au chlordécone, pesticide utilisé dans les bananeraies et les aides au renouvellement des flottes de pêche.
- « Arrêtez d’être agressive, madame », somme Jordan Bardella.
- « Mais pas du tout, je vous pose une question, vous répondez à côté », réplique Barbara Olivier-Zandronis, la journaliste.
S’ensuit une passe d’armes sur les propos récents de Bardella…
- « l’Europe ne peut pas devenir une auberge cinq étoiles pour l’Afrique ».
- « Est-ce que vous estimez que les trottoirs parisiens et les campements de fortune de Calais ont des points communs avec des auberges cinq étoiles ? », lui demande-t-elle.
Le politicien ne bougeant pas d’un pouce sur ses déclarations, elle insiste :
- « On parle d’êtres humains », et enchaîne « je vais poursuivre parce que je vois que cette question ne vous sensibilise pas ».
- « Vous avez une carte dans un parti politique ? », demande, excédé, le président du RN.
- « Je vous pose juste la question », rétorque la journaliste.
- « Non, vous ne me posez pas de questions, vous m’agressez depuis à peu près neuf minutes, en faisant les questions et les réponses. »
Conséquence de cet échange très tendu : l’éviction de la journaliste de la présentation du 13 heures. […]
« Il y a eu une sortie de route, un couac, ça peut arriver, mais il est de ma responsabilité de dire qu’on fait une pause », explique Hervé de Haro, directeur délégué de la station, qui ajoute que « la décision a été prise collégialement au sein de la rédaction ». Il précise que Barbara Olivier-Zandronis n’a pas été sanctionnée et continue de travailler pour la radio, mais plus à ce poste exposé.
[…]
La station, qui compte Canal+ international parmi ses actionnaires minoritaires, est considérée par Olivier Nicolas, secrétaire national aux Outre-mer du Parti socialiste (cité par Libération), comme « une radio dans l’air du temps, qui donne la parole à tout le monde » et n’a pas la réputation d’avoir des sympathies particulières pour l’extrême droite.
[…]
Sophie Gindensperger. Télérama. Source (extraits)
Bardella s’est comporté comme un idiot. Il fallait aborder le fond de ce problème : la non adaptation de notre droit, notamment le droit du travail, à l’immigration, la délinquance, les derniers chiffres montrent que 64% des vols sont dus à des étrangers, le coût de l’AME ce serait 2 milliards, la recrudescence des coups de couteaux…
Sans compter l’autre aspect : appauvrissement de l’Afrique en la privant de ses forces vives, effet tonneau des danaïdes accru par le regroupement familial, la famille étant très large en Afrique…
Tu sembles oublié un petit détail Bernard, en l’occurrence Bardella était 1) en campagne européenne. 2) interviewer par la radio RCI représentant et diffusant dans les Antilles françaises.
Il est plus plausible de dire qu’il fut du plus maladroit ou inconscient dans ses réponses — ce que j’ai du mal à croire — ou faisant volontairement un raout, de manière à faire bouger les électeurs « blancs » des Antilles alors que le rassemblement national est très peu représenté, dans ces départements.
Michel
Tu as raison Michel. Bardella ne fera pas son beurre aux Antilles. Mais la façon d’aborder l’immigration par le RN me déplaît. On ne peut expulser ceux qui travaillent et se sont intégrés. Mais ce qui, perso, me déplaît c’est de voir certains lieux transformés en douars, je préfère que la France ressemble à la France qu’au Mzab. Et je pense donc qu’il faut revoir la question globalement.