Couper la laisse numérique de nos enfants…

Voilà donc le dernier combat qu’entend mener E. Macron avant de tirer sa révérence.
Il avait annoncé une décision imminente lors de ses vœux à la nation le 31 décembre 2025.
Promesse tenue.

Le 26 janvier 2026, l’Assemblée nationale a adopté l’interdiction d’accès aux réseaux sociaux pour les moins de 15 ans et le bannissement des téléphones portables au lycée, mesures qui entreront en vigueur le 1er septembre, sous réserve de validation par le Sénat.

Emmanuel Macron propose d’interdire les réseaux sociaux pour les jeunes de moins de 15 ans pour lutter contre le cyberharcèlement et les émeutes de 2023, signalant un changement de perception sur leur impact négatif sur la jeunesse.

Un retournement de l’opinion ambigu

La question de la protection des enfants face aux écrans est devenue importante, avec des idées comme un couvre-feu numérique pour les 15-18 ans et un « délit de négligence numérique » pour les parents.
Aujourd’hui, beaucoup soutiennent une interdiction plus stricte des écrans pour les jeunes enfants, mais paradoxalement, les parents donnent des smartphones à leurs enfants dès le jeune âge, ce qui va à l’encontre des recommandations.

Les addictions numériques, une question de civilisation

Le débat sur les écrans et les réseaux sociaux en France soulève des questions sur l’autorité parentale et les addictions numériques. Les parents demandent une intervention de l’État, tandis que les enseignants constatent une baisse de l’attention des élèves. Des experts s’inquiètent pour la santé des jeunes, mais certains sociologues et psychologues plaident pour une approche éducative qui valorise l’autonomie des jeunes.

Un espace de socialisation, voire de militantisme

Bien qu’aucun lien direct entre écrans et troubles cognitifs ne soit prouvé, les chercheurs spécialistes soulignent l’importance des réseaux sociaux pour la socialisation et militent pour une approche équilibrée entre interdiction et éducation, proposant d’informer les parents des risques dès la grossesse et de créer des équipes d’adultes référents dans les écoles.

Il existe un manque d’initiatives concernant l’éducation aux usages numériques dans les écoles, engendrant de l’anxiété chez les familles. Malgré cela, l’arrivée des IA génératives pourrait encourager une adaptation des pratiques éducatives, car l’éducation demeure essentielle pour orienter les enfants dans le monde virtuel.


Courte synthèse d’un long article signé Gurvan Le Guellec. Le Nl Obs. N° 3202. 29/01/2026
Nous vous invitons à vous procurer le texte original dans la revue

L’avis de A-M. R

Une interdiction totale ne me semble pas raisonnable.

  • De plus, dans une société ou la plupart des interactions avec n’importe quel service public exige la plupart du temps d’avoir un smartphone ou un ordinateur, ces derniers que l’on oblige les élèves à avoir, n’est-ce pas un peu paradoxal ?
  • De plus, ne prenons pas les jeunes pour plus idiots qu’ils ne le sont, d’autant plus que la majorité des adultes ne semblent pas pouvoir vivre sans consulter abondamment leur téléphone.
  • De plus, interférer dans les décisions parentales ne me semble pas très démocratique. Bref, à mon avis, un sujet qui mériterait plus de dialogue, le sujet étant complexe.

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