On les croyait « probablement éteints » en Thaïlande,
mais voilà qu’ils donnent à nouveau signe de vie.
Grâce à des caméras pièges installées dans le sanctuaire de la faune sauvage princesse Sirindhorn, dans le sud du pays, des scientifiques ont pu capter 29 images de chats à tête plate, dont une femelle et son chaton.
Cette espèce de petit félin fait partie des plus rares et menacées au monde. En Thaïlande, sa présence n’avait plus été documentée depuis 1995.
La nouvelle est « à la fois enthousiasmante et préoccupante », a réagi la chercheuse Kaset Sutasha, de l’université Kasetsart, interrogée par l’Agence France-Presse. Ces observations ne veulent en rien dire que l’espèce est tirée d’affaire : la fragmentation de son habitat reste très prononcée et condamne ces félins à l’isolement. On ignore par ailleurs combien d’individus exactement ont été captés par les caméras.
Reconnaissable à sa tête rougeâtre et aplatie, ainsi qu’à ses grands yeux rapprochés entourés de petites oreilles, le chat à tête plate ne vit qu’à proximité des cours d’eau, des marais et autres zones humides. Il se nourrit principalement de proies aquatiques, ainsi que de petits animaux terrestres et de fruits. Doté de pattes palmées et d’une queue courte, c’est un excellent nageur.
L’espèce vit principalement la nuit et au crépuscule. Elle reste par conséquent assez méconnue et n’a été observée que très rarement dans la nature.
Elle est considérée comme étant en danger : les scientifiques estiment qu’il ne resterait que 2 500 individus adultes vivants dans la nature à travers le monde.
Reporterre. Source – Lecture libre, mais….
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