Présent !

… nul ne peut oublier…

Dix ans ont passé depuis les attentats les plus meurtriers à avoir frappé la France.

Du Bataclan au Stade de France en passant par les terrasses parisiennes, 132 morts, plus de 400 blessés et des milliers de vies fracassées. La justice est intervenue, avec un procès présenté comme « historique » mais qui n’a pu que laisser en suspens certaines des questions soulevées par ces attaques des commandos islamistes.

  • Reste, dix ans après, des plaies toujours à vif pour les proches des disparus comme pour les victimes.
  • Des plaies dont elles témoignent dans nos colonnes ce matin.
  • Des plaies qui sont aussi celles de notre société

Car si la solidarité s’exprime naturellement avec tous ceux qui ont directement souffert de ces massacres, leurs auteurs ont atteint un de leur but : ouvrir (ou plutôt agrandir) une brèche, instiller le poison de la division et de la peur.

En dix ans on ne compte plus le nombre de discours xénophobes, islamophobes, stigmatisant les étrangers, créant l’amalgame entre leur présence et une sécurité qui serait mise en danger. Et au nom de laquelle il s’agit sans cesse de céder à tous les dispositifs privatifs de liberté, de surveillance de masse, tout aussi délétères pour les droits fondamentaux et la fraternité humaine.

De tel discours débordent allègrement, désormais, des rangs de ceux classés à l’extrême droite, diffusés à grandes échelles avec le renfort de milliardaires menant la bataille culturelle sur tous les fronts.

Ne pas céder le point aux terroristes se joue aussi sur ce terrain, en faisant vivre la devise notre République.


Julia Hamlaoui


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