
On est si peu habitués au calme désormais, qu’on s’en inquiète. Tiens, il fait calme, que se passe-t-il ? Vite, faites vrombir, faites tourner, faites courir. Ah, nous voilà rassurés.
Grosse gousse d’ail pour éloigner les prédateurs. C’est le seul remède que j’ai trouvé pour qu’on me laisse tranquille.
On me prend pour un fou, mais c’est le maigre prix à payer, ça me convient. Ce qui est plus dur, c’est de savoir que je ne peux avoir aucun contact avec mes amis d’enfance.
Je me demande par exemple comment va Émilien, ça fait si longtemps que je n’ai pas eu de ses nouvelles. Je prends sur moi.
On ne peut pas tout avoir, paraît-il. Je ne comprends pas bien pourquoi, mais parfois, il faut savoir être humble.
Arthur Teboul. « Le Déversoir ». Ed. Seghers
Excellent !
RBLAPLUME
Beaucoup me demandent comment je peux vivre dans ce silence, mais ce n’est pas le silence c’est l’absence de bruits parasites.