Duralex.

Notre amour du made in France à l’épreuve du marketing

Après des années de déclin, la verrerie Duralex a été sauvée par un élan national de générosité : dix-huit millions d’euros récoltés en un jour.

Mais de quoi notre industrie en soins palliatifs est-elle le nom ?

La petite verrerie historique du Centre-Val de Loire, Duralex, a été sauvée. Et avec elle, un paquet de souvenirs de cantine. Depuis des années, comme de nombreuses autres industries bien de chez nous, la santé économique de Duralex allait déclinante. Les petits verres numérotés concurrencés – entre autres choses – par le lot de six à 1,99 euro vendu chez Ikea. Si bien qu’en 2024, après avoir été placé en redressement judiciaire, Duralex a dû être secouru par ses salariés montés en société coopérative (Scop) pour maintenir leurs emplois.

Un an plus tard, pas tout à fait sortie d’affaire, la verrerie lançait donc un appel aux dons pour permettre la poursuite de son développement de produits et ses investissements en machines.

La France des Homo oeconomicus

Les Français, malgré un désintérêt pour le made in France, ont massivement soutenu Duralex avec 18 millions d’euros en 24 heures, ce qui soulève des questions sur leur attachement réel à la marque.

L’économiste Dominique Seux souligne que les discours sur le nationalisme économique ne correspondent pas aux comportements de consommation libéraux des Français. Cela illustre le paradoxe de la mondialisation où les choix des consommateurs restent influencés par les stratégies commerciales.

Une enquête de 2004 confirme que les arbitrages de consommation des Français sont dictés par les techniques marketing et publicitaires.


Synthèse d’un article de Julie Lescarmontier. Charlie Hebdo. Source-Voir l’original


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