Une certaine lecture…

À croire l’editeur : Dans une langue brute et vibrante, Fatima Daas, née en 1995 en banlieue parisienne, signe un roman sur l’ambition, la quête d’identité et la nécessité de se réinventer.

A la lecture : Ce n’est pas un langage classique, mais plutôt une traduction phonique du langage des jeunes d’aujourd’hui. Personnellement, je me suis parfois perdu. Que reste-t-il une fois la dernière page lue ? Encore une fois, c’est une critique personnelle, la jeunesse, ou plutôt une certaine jeunesse, dont la mentalité est déroutante, m’est incompréhensible avec ses comportements, ses analyses déconnectées de la réalité, et sa vision d’un avenir dans lequel elle n’attend rien.

Pour revenir au livre, la narration aborde les questions qui préoccupent la jeunesse, notamment la quête d’identité et la nécessité de se réinventer, mais je ne trouve pas l’ambition tant louée par l’éditeur.

En résumé, la question se pose de savoir si cette écriture des temps actuels reflétera à l’avenir l’état d’âme de la société.

4ᵉ de Couv:
Kayden est bien entourée. À la maison, il y a kisha, sa mère, qui trouve toujours du temps pour elle malgré la fatigue du travail, et Shadi, sa grande sœur, complice de toujours.
Au lycée, il y a ses amis, Nelly la grande sportive, Samy le rêveur, et Djenna qui n’est jamais dupe de rien. Kayden observe les uns et les autres occuper les cases d’un système trop rigide.
Elle écrit ce qu’elle voit, et ce qu’elle ne voit pas.
Un jour, Mme Fontaine, la professeure de littérature redoutée, lit ce que Kayden a écrit. Une faille s’ouvre, elle le sent, Kayden sera la prochaine à réussir le concours d’entrée à Sciences Po.


Michel


3 réflexions sur “Une certaine lecture…

  1. rené thibaud 11/09/2025 / 17h08

    Et si c’était une écriture adolescente, c’est-à-dire d’un désir passionné et qui cherche une structure au monde en même temps que la sienne propre : on ne peut pas voir ni le présent ni le passé du monde objectif.

    • Libres jugements 11/09/2025 / 17h46

      Il ne me semble pas avoir dit le contraire.
      Maintenant aller jusqu’à penser qu’elle « cherche une structure au monde » ne me semble pas être ni son choix, ni l’esprit, c’est plutôt dans l’individualisme qu’elle se projette.
      Amitiés. Michel

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