Un temps suspendu

La vie se lit bord à bord
Dans la force du verbe
Dans le rêve de l’effort
Dans le rythme du coeur.

Où va le mot quand il sort
Que donne-t-il à lire
Si seul le vent l’habille
D’un courant d’air humide ?

Aujourd’hui je n’ai rien à dire
De plus, si ce n’est que lot
De tendre lisibilité
À oser t’aimer juste encore.

Caresser ton doux grain de peau
Laisser aller sur toi ma main
Tout près de ta joue, de ton cou
A n’y poser qu’un long baiser.
Il y a des matins comme ça
Où l’amour dit, à peine évoqué
se répand, s’exprime et se déclare
simplement, se plie et fait page…


Gilles Compagnon. « Soufleurs de vers, poseurs de prose ». Ed J. Flament


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