Le feu qui irradie autour de toi
Me bouleverse
Je deviens joyeuse crédule
Un peu lâche aussi
Je m’apprête à te lécher les doigts
C’est la première chose qui me vient
Je me rétracte
Je te laisse du côté du rêve
De l’enfance
De l’amitié troublée
Et ça me reste au fond du ventre comme un os
L’air lourd comme du métal
Entre dans mes poumons avec un bruit de reptile
Je voudrais dormir,
Mais je ne peux pas
Ton nom, cloche à l’oreille qui tinte à chaque mouvement
Je suis plongée dans la tempête
Tu sais combien elle regorge de rapaces
Un jour, il faudra m’expliquer
Pourquoi tu ouvrais la fenêtre et tu apprivoisais les vautours.
Un jour, j’aimerais comprendre
Pourquoi les vautours
Clara Ysé. Recueil « Vivante ». Ed. Seghers